DOSSIER DU JOUR

Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /2008 08:59

 

01  Avril   1984 : Marvin Gaye est abattu de deux balles dans la tête, par son père.

 



Marvin Gaye était un chanteur de soul américain né le 2 avril 1939 à Washington, D.C. et mort le 1er avril 1984 à Los Angeles.

 

 

Biographie 

 

 Ses débuts 

Marvin Pentz Gay Jr. naît le 2 avril 1939 à Washington, DC. Fils de pasteur, il fréquente régulièrement l'église, où il s'exerce à la musique en chantant et en pratiquant le piano et la batterie. Ainsi la musique est devenue une échappatoire à la vie cauchemardesque qui règne alors dans son foyer (son père le battait régulièrement). Au cours de son adolescence, il intègre plusieurs groupes comme The Rainbows, The Moonglows ou The Marquees. Il fera ainsi la rencontre d'Harvey Fuqua, un producteur qui aura une forte influence sur lui. Cependant Marvin Gaye se détache peu à peu de ces groupes en enregistrant quelques titres qui n'obtiendront jamais de succès. Le déclic se produit en 1961, l'année où il parvient à être signé (en tant que batteur) par la maison de disque Motown et rencontre les plus grandes stars de la soul. Le patron du label, Berry Gordy, le prend sous son aile (aidé par le fait qu'il a épousé Anna, la propre sœur de Berry Gordy).

 

 

 L'ascension vers la gloire 

Marvin débute avec la sortie des simples Can I Get A Witness, Hitch Hike et Pride And Joy. Mais c'est en 1964, année de sortie de son premier album, que le succès explose. Il collabore par la suite avec Tammi Terrell et Diana Ross entre autres. Les États-Unis sont séduits par ce nouvel artiste plein de charisme doté d'une voix mélodieuse. En 1968, la célébrissime chanson I Heard It Through The Grapevine reprise de Gladys Knight & the Pips sera en tête des charts.

 

 

 Le début d'une fin 

Après le décès de Tammi Terrell d'une tumeur au cerveau en 1970, Marvin Gaye entame une dépression. Après de longs mois de solitude et de réflexion, il revient avec le nouvel opus What's Going On en 1971. Dans cet album-concept, il procède à l'analyse de son époque et touche à des sujets sensibles tels la lutte pour les droits civiques, la guerre du Viêt Nam, dont son frère Frankie lui avait fait récit après en être revenu, ainsi que l'écologie. Cet album très novateur pour l'époque lui permet de se débarrasser de son image de sex symbol et d'être considéré comme un des grands compositeurs de soul. Malgré le refus initial du fondateur de la maison de disque Motown, son beau-frère Berry Gordy, l'album sort et devient un classique.

 

Deux ans après, Marvin Gaye obtient un nouveau succès avec Let's Get It On, disque motivé par sa liaison extraconjugale passionnée avec une jeune femme nommée Janis Hunter (elle a 17 ans alors qu'il en a 34). Il entreprend dans cette œuvre d'associer l'extase charnelle à un rapprochement avec Dieu ; ainsi ce disque, au premier abord, irrévérencieux dans un contexte d'Amérique puritaine est en fait l'expression d'une foi spirituelle très profonde.

 

Au cours des années 1970, le chanteur publie plusieurs albums. On peut surtout retenir Here My Dear dont la genèse est particulière : son épouse Anna Gordy Gaye (de quelques années son aînée), excédée par la double vie de Marvin Gaye, demande le divorce. Après de longues négociations, le juge devant statuer ordonne au chanteur de réaliser un album dont l'avance perçue sera reversée à son épouse. Ayant tout d'abord voulu réaliser un disque superficiel, l'artiste publiera une œuvre complexe où il reviendra en détail sur son mariage houleux. En 1981, Marvin Gaye voit une série d'enregistrements (dont des démos) publiée sans son accord sous le titre In Our Lifetime ce qui provoquera la rupture définitive avec Motown. Il sera rapporté que la Motown a modifié le titre de l'album en escamotant le point d'interrogation, provoquant le courroux du chanteur.

 

Ayant signé avec la maison de disque CBS records, l'artiste part pour Ostende en Belgique. Là, devant faire face à la concurrence de nouvelles stars telles que Rick James, il fera appel à Harvey Fuqua et Gordon Banks pour réaliser son album Midnight Love dont est issu le tube Sexual Healing, qui sera repris de nombreuses fois, notamment par Ben Harper. Il retourne s'installer à Los Angeles, mais les choses se gâtent de nouveau et Marvin Gaye retombe en dépression. Il fera une dernière performance publique lors du NBA All Star Game en 1983 où sa reprise soul de l'hymne national américain reste dans les mémoires.

 

À la suite d'une violente dispute, son père le tue de deux coups de revolver, le 1er avril 1984. Il aurait eu 45 ans le lendemain. À la surprise générale, tout le monde découvre que Marvin Gaye avait de gros problèmes avec la drogue.

 

Marvin Gaye aura toujours eu le besoin constant de prouver au public qu'il est un artiste et pas seulement un simple chanteur de charme, son album de 1971 en attestant.

 

 

 Discographie 


The Soulful Moods of Marvin Gaye (1963)

That Stubborn Kinda Fellow (1963)

Recorded Live on Stage (1964)

Hello Broadway (1964)

When I'm Alone I Cry (1964)

How Sweet It Is To Be Loved By You (1965)

A Tribute To The Great Nat "King" Cole (1965)

The Moods of Marvin Gaye (1966)

In the Groove (ressorti en (1969) sous le nom I Heard It Through the Grapevine) (1968)

M.P.G. (1969)

Marvin Gaye & His Girls (1969)

That's The Way Love Is (1970)

What's Going On (1971)

Trouble Man (bande originale) (1972)

Let's Get It On (1973)

Diana & Marvin (en duo avec Diana Ross) (1973)

Marvin Gaye Live! (1974)


I Want You (1976)

Live at the London Palladium (1977)

Here, My Dear (1978)

In Our Lifetime (1981)

Midnight Love (1982)

Romantically Yours (1985)

Vulnerable (1997)

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 09:23

1912 : Fin officielle des travaux sur le "Titanic".

 

 

Le RMS Titanic (Royal Mail Steamer Titanic) était un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit en 1911 et ayant comme port d'attache Liverpool. Il était le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement. Lors de son voyage inaugural de Southampton à New York, il percuta un iceberg sur le flanc tribord le 14 avril 1912 à 23h40 et coula le 15 avril 1912 à 2h20  au large de Terre-Neuve. Entre 1 491 et 1 513 personnes périrent, c'est une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et un record à l'époque.

 

 

Historique 

 Le projet

 

 

Durant la fin de l'été 1907, pour concurrencer le Lusitania, Lord William James Pirrie, associé de la société des chantiers navals Harland and Wolff à Belfast, et Joseph Bruce Ismay, directeur général de la compagnie maritime White Star Line, prirent la décision de construire une série de trois paquebots capables de surpasser en confort, sécurité et élégance ceux des autres compagnies maritimes concurrentes telle que la Cunard Line. Leurs noms, Olympic, Titanic et Gigantic (rebaptisé Britannic après le naufrage de son jumeau). Les plans du Titanic et de l'Olympic (la construction du Gigantic a été décidée plus tard) furent dessinés dans les bureaux des chantiers navals Harland and Wolff sur Queen's Island à Belfast, en Irlande du Nord. À la tête des opérations se trouvaient Alexander Montgomery Carlisle, directeur général des chantiers navals et responsable des aménagements, de la décoration et des dispositifs de sauvetage des paquebots et Thomas Andrews, chef du Département Dessin et architecte naval. Au départ en retraite d'Alexander Montgomery Carlisle, en 1910, Thomas Andrews prit sa place et devint ainsi Directeur Général des chantiers et de la conception. Le 31 juillet 1908, Joseph Bruce Ismay approuva le projet lors d'un déplacement à Belfast et signa une lettre d'accord avec les chantiers navals. Dans ce contrat fut mentionné que les meilleurs produits devaient être utilisés ainsi que la plus grande maîtrise professionnelle.

 

 La construction 

À l'automne 1908, les plans furent achevés et les approvisionnements spéciaux ainsi que les équipements non réalisables par les chantiers navals Harland and Wolff furent commandés. Lord Pirrie fit agrandir les chantiers navals notamment avec la construction d'un immense portique qui était le plus grand échafaudage du monde à l'époque (256 m de long, 82 m de large et 52,60 m de haut ainsi que des grues de 69,50 m). Le 16 décembre 1908, la quille de lOlympic fut posée sur la cale de construction n°2. Elle portait le numéro de chantier 400, la 400e commande reçue par Harland and Wolff. Le 22 mars 1909 , la quille du Titanic fut posée sur la cale n°3, le numéro de chantier était le 401. Les chantiers avançaient très vite et 2 ans plus tard, au printemps 1911, la coque du Titanic' fut achevée, elle était constituée de 2 000 tôles maintenues par 3 millions de rivets.

 

Le lancement 

 

L'Olympic fut lancé le 20 octobre 1910 et le Titanic le 31 mai 1911, jour de l'anniversaire de Lord et Lady Pirrie qui assistèrent à la mise à l'eau du paquebot avec plus de 100 000 personnes, les employés des chantiers et leurs familles, des visiteurs, quelques personnalités et la presse étaient présents. Pour aider le Titanic à "glisser" dans l'eau, 20 tonnes de suif, d'huiles de vidange, de graisse et de savon furent étalés sur 2 cm le long des cales. Le Titanic, après avoir réussi son lancement, fut stoppé par 6 ancres retenues elles-mêmes par 23 aussières en acier de 80 tonnes chacune et remorquées à quai par pas moins de 5 remorqueurs  Après le lancement, invités, représentants de la presse et personnalités furent conviés à un dîner donné au Grand Central Hôtel de Belfast. Au menu, pas moins de 6 plats et 5 desserts ou mises-en-bouche de cuisine française furent servis.

 

 

 L'armement 

Entre juin 1911 et mars 1912, plus de 3 000 professionnels (mécaniciens, électriciens, plombiers, ébénistes, peintres, décorateurs,...) équipèrent le Titanic des dernières techniques navales et l'aménagèrent avec une décoration et un mobilier somptueux. Le 18 septembre 1911, on annonça la date du voyage inaugural du paquebot, le 20 mars 1912. . Mais, le 20 septembre, suite à une collision entre le croiseur de la Royal Navy, Hawk et de l'Olympic lors de sa 5e traversée transatlantique, le Titanic dut être déplacé et les 14 000 ouvriers le construisant furent affectés aux travaux de réparation de lOlympic, ce qui retarda considérablement sa construction et la White Star Line reporta le voyage inaugural au 10 avril. Le 30 novembre, une fois les réparations de la coque de l' Olympic terminées, celui-ci reprit son service et le Titanic rejoignit sa cale sèche où son armement se poursuivit. En janvier 1912, on installa les 4 cheminées et le 3 février, 3 grosses hélices furent apposées sur le navire. Le 24 mars 1912, le Titanic fut immatriculé à Liverpool, son port d'attache.

 

Le Titanic fut construit par les chantiers navals Harland and Wolff à Belfast en Irlande du Nord.

 

Le Titanic était long de 269 mètres, large de 28 mètres et haut de 56 mètres pour trois millions de rivets. Son poids était de 46 000 tonnes, soit 1 000 de plus que l'Olympic. En effet, le Titanic possédait 4 ponts promenades privés que les deux autres navires jumeaux n'avaient pas.

Il était considéré comme le summum de la technologie civile (pas d’essai métallurgique Charpy). Il était dit insubmersible car il possédait 16 compartiments étanches mais ceux-ci ne montaient pas plus haut que le pont E. De plus, se trouvaient à bord, 8 pompes capables d'évacuer 400 tonnes d'eau par heure.

Ces équipements étaient à la pointe de la technologie en 1912, en effet le navire possèdait des détecteurs de fumée dans les endroits à risques ce qui permettait aux membres d'équipage d'intervenir rapidement sur un incendie. La vapeur qui propulsait le navire était fournie par 29 chaudières et 159 foyers. Une ligne téléphonique a également été installée sur le paquebot, elle permettait de communiquer entre le nid-de-pie, la timonerie, la plage arrière, la salle des machines et le compartiment arrière, une autre ligne permettait aux passagers de 1re classe de communiquer avec différents services (bars, restaurant...). L'énergie électrique nécessaire était fournie par 4 dynamos de 400 kW.

Le Titanic possédait quatre cheminées mais seules trois d'entre elles fonctionnaient réellement, la quatrième ayant pour but l'esthétique du navire et l'aération des salles des machines.

Bien qu'il fût plus vaste et eût un plus grand coefficient de déplacement, son volume était exactement le même que celui de son aîné, l'Olympic.

Le navire avait 871 hommes d'équipage et 23 femmes affectées au service de l'alimentation. Ce géant des mers était conçu pour accueillir plus de 3 300 passagers répartis sur dix ponts.

Il transportait du courrier ; c'est pour cette raison qu'il fut aussi appelé RMS Titanic (RMS signifiant Royal Mail Steamer.

Le Titanic présentait un luxe et un confort inégalés pour l'époque. Bien qu'il ne fût pas le premier navire à offrir des piscines, des ascenseurs, des bains ou des salles de sport, le Titanic allait bien au-delà et offrait un niveau de service jamais vu auparavant. Il offrait trois ascenseurs aux passagers de première classe, mais également un pour les passagers de seconde.

La troisième classe était, elle aussi, particulièrement confortable pour l'époque, puisque les voyageurs étaient logés en cabines de quatre à six couchettes alors que, sur les autres paquebots, ils étaient parqués dans de vastes dortoirs. Cependant, contrairement aux passagers des deux autres classes, les passagers de troisième devaient toujours utiliser les escaliers.

L'une de ses caractéristiques les plus remarquables était le Grand Escalier, reproduit fidèlement dans le film de James Cameron.

Au moment de son lancement, la rumeur dit qu'un employé déclara : « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce paquebot ». En vérité, il semblerait qu'elle fut plutôt lancée par la presse ; malgré tout, ni les chantiers Harland and Wolff, ni la White Star Line ne la démentirent.

 

 

 

 

Les passagers du Titanic

 

Sur les 1 316 passagers, 325 faisaient partie de la première classe, 285 de la seconde et la dernière accueillait 706 personnes, 922 passagers ont embarqué à Southampton ( Angleterre) , 274 à Cherbourg ( France) et 120 à Queenstown ( Irlande). Les 8 musiciens de l'orchestre (tous décédés) ne font pas partie de l'équipage mais étaient passagers de seconde classe.

 

 

Les derniers rescapés

 

Les derniers survivants du Titanic sont :

 

Beatrice Irene Sandström (9 août 1910 - 3 septembre 1995)  États-Unis

Eva Miriam Hart (31 janvier 1905 - 14 février 1996) passagère de seconde classe  Angleterre

Edith Eileen Brown (27 octobre 1896 - 20 janvier 1997) passagère de seconde classe  Afrique du Sud[36]

Louise Laroche (2 juillet 1910 - 28 janvier 1998) passagère de seconde classe  France

Eleonor Ileen Johnson (23 août 1910 - 7 mars 1998) passagère de troisième classe  États-Unis

Michel Marcel Navratil (12 juin 1908 - 30 janvier 2001) passager de seconde classe  France

Winnifred Vera Quick van Tongerloo (23 janvier 1904 - 6 juillet 2002) passagère de seconde classe  Angleterre

Lillian Gertrud Asplund (21 octobre 1906 - 6 mai 2006) passagère de troisième classe  États-Unis

Barbara Joyce West Dainton (24 mai 1911 - 16 octobre 2007) passagère de seconde classe  Angleterre

Elizabeth Gladys "Millvina" Dean (née le 2 février 1912) passagère de troisième classe  Angleterre

Elizabeth Gladys "Millvina" Dean était  la seule survivante encore en vie du drame mais elle était trop jeune lors du naufrage pour se rappeler quoi que ce soit. Barbara Joyce West Dainton est décédée le 16 octobre 2007 à l'age de 96 ans, elle était également trop jeune lors de la catastrophe. Lillian Gertrud Asplund était la dernière survivante ayant des souvenirs, elle décéda en 2006. Michel Marcel Navratil était le dernier homme survivant et aussi le dernier Français, il mourut en 2001. De plus, Robertha Josephine "Bertha" Marshall et Ellen Natalia "Helen" Callaghan, les onzième et douzième rescapées sont décédées à seulement un jour d'intervalle le 4 et le 5 mars 1993 à respectivement 93 et 101 ans.

 

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 02:00

mort le 25 mars 1977

Alphonse Massamba-Débat 

 

 

massamba-debat.jpg Alphonse Massamba-Débat est un homme d'état congolais, né en 1921 à Nkolo dans le district de Boko et mort le 25 mars 1977) qui a été président de son pays de 1963 à 1968

 

Biographie 

Alphonse Massamba-Débat, Instituteur d'origine kongo, a fait une partie de sa carrière au Tchad. De retour au Congo, il exercera comme Directeur de l'école de Mindouli avant d'être nommé Directeur de l'Ecole des Cadres moyens de l'AEF à Brazzaville.

 

Il est membre du PPC de Félix Tchicaya avant d'adhérer en 1956 à l'Union Démocratique de Défense des Intérêts Africains (UDDIA), le parti nouvellement créé par l'abbé Fulbert Youlou. Massamba-Débat est élu Président de l'Assemblée Nationale en 1959. Il occupera cette fonction jusqu'en 1961. Il devient ministre du plan et de l'équipement. De par ses moeurs austères et sa simplicité, sa rigueur et sa compétence, il est épargné par le discrédit croissant des membres du gouvernement de Fulbert Youlou, auxquels les populations reprochent leur faste et leur arrogance. En mai 1963, Massamba-Débat quitte le gouvernement suite à des divergences de plus en plus prononcées avec Fulbert Youlou.

 

Le 15 août 1963, après le renversement du président Youlou par une insurrection populaire conduite par les syndicalistes, les chefs militaires Mountsaka et Mouzabakani appellent Alphonse Massamba-Débat au pouvoir. Il devent Chef du Gouvernement provisoire et constitue un cabinet réduit constitué de techniciens (Germain Bicoumat, Bernard Galiba, Pascal Lissouba, Paul Kaya, David Ganao, Edouard Ebouka-Babakas et Jules Kounkound).

 

Le 8 décembre 1963, la nouvelle constitution est adoptée par référendum. Elle institue un Conseil National de la Révolution (CNR), présidé par le Président de la République. Elle prévoie, outre la fonction de Président de la République, celle de Premier Ministre, Chef du gouvernement.

 

Le 19 décembre, il est candidat unique à l'élection présidentielle. Il est élu à 100% des suffrages exprimés. Le 24 décembre 1963, il publie son gouvernement, au sein duquel, Pascal Lissouba devient Premier Ministre.

 

En Août 1964, le Mouvement National de la Révolution (MNR) est créé et institué parti unique. Massamba-Débat en est le Secrétaire Général et Ambroise Noumazalaye le Premier secrétaire politique.

 

L'idéologie du régime est de gauche et le Congo se rapproche des pays socialistes, notamment Cuba et la Chine, tout en s'éloignant des pays capitalistes. Che Guevara vient rencontrer Massamba-Débat en janvier 1965. Les relations diplomatiques sont rompues avec les États-Unis. Les rapports se tendent avec le Congo-Démocratique voisin. Le gouvernement de Moïse Tchombe expulse les ressortissants congolais vivant au Congo-Démocratique.

 

Sur le plan intérieur, le régime de Massamba-Débat se montre répressif et brutal, notamment par le biais de sa milice politique, la Défense Civile et l'organisation de jeunesse du parti unique, la JMNR. Le point culminant de cette atmosphère de terreur est constitué par l'assassinat en février 1965, de trois personnalités dont les positions ne sont pas du goût du pouvoir : le Président de la Cour Suprème Joseph Pouabou, le procureur de la république Lazare Matsocota et le Directeur de l'Agence Congolaise d'Information Anselme Massoueme. Il s'agit des premiers crimes politiques de l'histoire du Congo indépendant.

 

Sur le plan économique et social Massamba-Débat mène une gestion saine et rigoureuse. Sous sa présidence le Congo connait un début d'industrialisation et le niveau de vie des Congolais s'améliore. Quelques grandes unités de productions à grande main d'œuvre sont construites : l'usine textile de Kinsoundi, les palmeraies d'Etoumbi, l'usine d'allumettes de Bétou, les chantiers de constructions navales de Yoro, etc. Des centres de santé sont créés (deux à Brazzaville et un à Pointe-Noire) ainsi que des groupes scolaires (collèges et écoles primaires). Le taux de scolarisation du pays devient le plus élevé d'Afrique noire.

 

L'assise populaire de Massamba-Débat est incertaine dès le départ, car une partie des ressortissants de la région du Pool, dont sont originaires les deux premiers présidents du Congo, lui reproche d'avoir remplacé Youlou à la tête du pays. La brutalité des milices rend le régime impopulaire. Massamba-Débat, devient de plus en plus isolé. Les contradictions idéologiques (socialisme bantou contre socialisme scientifique) et les luttes de factions, principalement entre les pro-lissouba et les pro-noumazalaye; les tentatives de l'opposition de droite (Mouzabakani, Kolelas, Kinganga) et l'activisme des officiers progressistes, conduits par le capitaine Ngouabi, affaiblissent Massamba-Débat.

 

Le 26 avril 1966, il nomme un nouveau gouvernement. Noumazalaye devient Premier Ministre en remplacement de Lissouba. Une lutte sourde s'instaure entre le Président et son Premier Ministre sur les options idéologiques, la politique de nationalisation des entreprises et la diplomatie.

 

Le 12 janvier 1968, il démet Noumazalaye et décide d'assumer lui-même la fonction de Premier Ministre.

 

En juillet 1968, devant la montée de la contestation, il fait arrêter le capitaine Ngouabi, dissoût l'Assemblée Nationale et le Bureau Politique du MNR et suspend la Constitution de 1963. Il en résulte un affrontement entre ses partisans au sein de la Défense civile et une partie de l'armée. Il est alors contraint d'amnistier tous les prisonniers politiques et composer avec ses opposants.

 

Le 5 août 1968, il forme un nouveau gouvernement, et un nouveau Conseil National de la Révolution (CNR) de 40 membres et doté de pouvoirs étendus, est mis en place. Celui-ci est présidé par Ngouabi et Massamba-Débat y est un simple membre. Outre Ngouabi, plusieurs officiers ont font partie : Norbert Ntsika, Alfred Raoul, Joseph Ngabala, Denis Sassou-Nguesso, Luc Kimbouala-Nkaya, etc, ainsi que le chef de la Défense Civile, Ange Diawara.

 

Le 4 septembre 1968, Massamba-Débat, dont les prérogatives de Président de la République ont été rognées par le CNR, résoud de démissionner. La fonction de Président de la Réublique est provisoirement suspendue. Le capitaine Raoul assume l'intérim du Chef de l'État.

 

Le 31 décembre 1968, la fonction de Président de la République est rétablie. Marien Ngouabi est le nouveau président.

 

Le 16 octobre 1969, il est arrêté par le nouveau régime et accusé des assassinats de février 1965. La cour martiale chargée de le juger l'acquitte, le mois suivant, le procès ayant démontré la seule implication de ses collaborateurs d'alors (Noumazalaye, Lissouba, Ndalla, etc) réunis au sein du groupe de M'Pila. Libéré, il se retire dans son village natal.

 

Le Congo entre alors dans une phase de grande instabilité (installation du « socialisme scientifique », instauration de la République populaire du Congo en 1970, multiples tentatives de coup d'État) dont le point culminant sera l'assassinat de Ngouabi en mars 1977.

 

Massamba-Débat est arrêté à son domicile brazzavillois, le 18 mars 1977, quelques heures après l'assassinat de Marien Ngouabi. Selon certains témoignages, il est victime de graves sévices durant sa détention. La cour martiale instituée pour la circonstance par le Comité Militaire du Parti, nouveau détenteur du pouvoir, le condamne à mort. Il est présenté comme l'instigateur du complot ayant conduit à la mort du président Ngouabi. Il est exécuté le 25 mars 1977 de nuit, dans des circonstances mystérieuses. Son corps n'a jamais été rendu à sa famille. Sa mémoire a été réhabilitée par la Conférence Nationale Souveraine de 1991, mais sa tombe n'a jamais été montrée ceux qui l'ont exécuté.

 

L'ancien Stade de la Révolution de Brazzaville construit durant son mandat, porte aujourd'hui son nom.

 

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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /2008 02:00


24 Mars  1969 -24 Mars  2008  , 39 ans   Déjà  mourait

 


Joseph Kasa-Vubu

(v.1917 - 24 mars 1969), premier président de la République démocratique du Congo de 1960 à 1965.

 

Né à Tshela dans le Mayumbe (Bas-Congo) vers 1917, séminariste au petit séminaire de Mbata-Kiela, mais jugé trop indépendant pour devenir prêtre, il suivit l'école normale. S'estimant insuffisamment payé pour son niveau d'instruction, il abandonna bientôt la carrière d'enseignant, devint employé dans la société Agrifor puis, en 1942, aide-comptable au Service des Finances du Gouvernement colonial. Il subit bientôt à Léopoldville, devenue la capitale du Congo, les influences parfois divergentes de divers groupes d'évolués congolais venant de diverses provinces.

Il se fera connaître en tant que dirigeant de l'organisation bakongo ABAKO.

L'ABAKO ou l'Alliance des Bakongo est un parti politique de la république démocratique du Congo créé officiellement le 26 juin 1959. Le parti ethnique défend les intérêts des Bakongo.

 

L'alliance s'était composée plus tôt dans la même année sous le nom d'Association des Bakongo. En fait elle eut une existence antérieure sous forme d'association culturelle créée en 1950 par Edmond Nzeza Nlandu et se transforma en formation politique au milieu des années 1950. Elle joua un rôle moteur dans la lutte pour l'indépendance du Congo belge. Le 4 janvier 1959, l'interdiction d'une réunion de ce parti déclencha une émeute suivie d'un massacre à Léopoldville. Le 11 janvier 1959 l'association fut officiellement dissoute.

Le président de l'ABAKO, Joseph Kasa-Vubu sera le premier président du Congo indépendant. Daniel Kanza, le Vice-Président de l'ABAKO, deviendra le Premier bourgmestre de Kinshasa tandis que son fils, Thomas Kanza, premier universitaire congolais diplômé en Belgique, sera membre du Gouvernement Lumumba.

L'ABAKO est dissoute en 1966 lorsqu'un régime autoritaire de type présidentiel, s’appuyant sur un parti unique, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR), est instauré

Le sigle ABAKO est aujourd'hui utilisé par l'Alliance des Bâtisseurs du Kongo, parti politique.

 

Les étapes d'une vie consacrée au bien public.

 

 

Le Président est né au village de Kinkuma-Dizi, près de Tshela, au Mayumbe. Sa mère mourut quand il avait quatre ans, son père s'occupait de cultures.

 

 

 

1925,

 

Il a douze ans, il est baptisé et commence des études primaires à la maison de Kizu, tenue par des missionnaires de Scheut.

Après la poursuite de ses études primaires, il fait ensuite l'ensemble de ses études secondaires au petit séminaire de Mbata-Kiela.

1936 à 1939,

il décida d'étudier la philosophie au grand séminaire de Kabwe, au Kasaï.

1940,

C'est le moment où il termina ses études de moniteur à Kangu. Il devient alors titulaire de la classe de sixième. Mais il a tellement de projets, qu'après avoir travaillé un temps soit peu auprès de la Société forestière et agricole du Mayumbe (Agrifor), il postule et obtient une place à l'administration centrale.

1941,

Joseph KASA-VUBU épouse alors à Kangu Mama Hortense N'GOMA MASSUNDA.

de 1942 à l'indépendance,

Il travaille à l'administration des finances, à Léopoldville, remplissant les fonctions d'aide-comptable du service des approvisionnements. D'une honnêteté scrupuleuse et doué d'un sens des responsabilités remarquable, il acquit la confiance et l'estime de ses chefs. Sa vie professionnelle se déroula de manière digne et paisible

Dès sa venue à Léopoldville, Joseph KASA-VUBU avait déjà conçu l'idée qu'il fallait que "les choses changent" au Congo Belge.

1946,

Il représente son adhésion en tant que membre de l'Union des intérêts sociaux congolais - UNISCO, ou il a tenu une conférence qui s'intitulait "le droit du premier occupant". Sous le couvert d'un exposé de droit coutumier, Joseph KASA-VUBU y développait l'idée que "le sol du Congo appartenait aux premiers occupants, c'est à dire aux Congolais, et qu'il devait par conséquent leur être rendu". Ce discours politique et révolutionnaire, était celui d'un précurseur.

 

 

 

 

1954,

 

 

Elu Président de l'Association des Bakongo 'ABAKO', mouvement ethnique et culturel destiné à "unifier, conserver et perfectionner la langue ki-kongo".

23 août 1956,

Il décide de poser de manière retentissante, le premier acte de sa carrière politique, en réclamant à l'occasion de la publication du manifeste de l'Abako, l'indépendance immédiate.

Désormais, en butte aux calomnies des milieux coloniaux, Joseph KASA-VUBU est accusé de xénophobe et de vouloir l'indépendance pour le Bas-Congo uniquement.

Il se défendra avec énergie contre ces accusations et dira lors de son discours du 6 janvier 1957:

"En ce qui concerne l'intérieur du pays, notre entente est générale. Mais nous devons former un front unique. Car il n'y a ni frontières, ni barrières, entre les Congolais du Haut-Congo et ceux du Bas-Congo. Notre collaboration avec les européens, demeure traditionnelle. Elle est celle de nos ancêtres pleine d'humanité et de charité".

Son courage lui vaudra ainsi qu'à son parti, une victoire éclatante aux élections communales de 1957. L'Abako remporte près de 80% des suffrages. Quelques jours plus tard, Kasa-Vubu est élu bourgemestre de Dendale.

Bourgemestre, Kasa-Vubu comprend immédiatement qu'il peut tirer, de l'élection massive et populaire qui l'a porté au pouvoir, une force beaucoup plus considérable que celle qui découle des fonctions qu'il occupe.

le 20 avril 1958,

 

A l'occasion de son installation solennelle comme bougmestre de Dendale, il prononce devant les autorités coloniales, un discours qui fait scandale dans lequel il réclame des élections générales au suffrage universel et l'autonomie interne. Ce discours lui vaut une sanction de la part de l'administration.

 

Durant les dernièrs mois de cette année, tandis que les congolais s'éveillent peu à peu à la conscience politique, le Belgique s'efforce de revoir sa politique coloniale, tout en se refusant à entamer le dialogue avec Kasa-Vubu. Celui-ci se consacre au renforcement et à l'extension de son parti et s'emploie à contenir le mécontentement qui grandit parmi ses membres.

 

 

 

le 4 janvier 1959,

 

A l'occasion de l'interdiction, par l'autorité, d'une réunion sectionnaire de l'Abako, Léopoldville est le théâtre d'émeutes sanglantes. Les principaux leaders du mouvement sont arrêtés. Kasa-Vubu parvient à s'enfuir, mais après quelques jours, il vient se présenter lui-même aux autorités. Il est arrêté à son tour et emprisonné. Il a été démontré depuis que ces arrestations ont constitué une erreur, non seulement sur le plan politique, mais également sur le plan judiciaire.

 

 

Le ministre du Congo, Monsieur VAN HEMELRIJCK s'en rend compte, et devant la mauvaise volonté de l'administration coloniale, il vient lui-même à Léopoldville libérer Kasa-Vubu. Ensuite, il l'emmène avec lui à Bruxelles. Le leader de l'Abako y séjournera durant deux mois, qu'il mettra à profit pour visiter la Belgique.

 

 

A la fin de son séjour, il publie une déclaration où il prend position en faveur "d'une sorte de fédération des entités provinciales autonomes". Pour Kasa-Vubu, "la nation congolaise sera formée librement et de commun accord avec toutes les peuplades du Congo. Il s'agit donc de former ensemble une conscience nationale imposée, l'unité du Congo demeurera vulnérable".

 

 

La déclaration précise que "les bakongo se réjouissent de ce que leurs compatriotes sont, à quelques nuances près, du même avis qu'eux dans l'expression de la volonté nationale".

 

 

De retour à Léopoldville, Kasa-Vubu constate qu'un profond divorce existe entre le ministre et l'administration coloniale. Le leader de l'Abako tente un dernier effort pour renouer le dialogue avec l'administration. Hélas, sa tentative échoue, et il se voit contraint à une attitude d'opposition systématique. C'est ainsi qu'il décide notamment le boycott des élections communales prévues pour le mois de décembre 1959. Les négociations que Kasa-Vubu mène à ce sujet, à Léopoldville et à Bruxelles, avec le nouveau ministre du Congo, Monsieur DE SCHRYVER, n'aboutissent à aucun résultat.

 

 

Par ailleurs, Kasa-Vubu s'efforce de grouper autour de lui et de l'Abako les partis politiques qui partagent ses idées quant à l'avenir politique du Congo.

 

 

décembre 1959,

 

 

il réunit à Kisantu un important Congrès des partis ralliés à la thèse d'une fédération congolaise. Ainsi, il devenait le représentant non seulement de son propre parti, mais d'une véritable coalition nationale.

 

 

Quelques semaines plus tard, le ministre DE SCHRYVER réunit à Bruxelles la Table Ronde politique.

 

 

Tout au long de cette conférence, Kasa-Vubu défendra des positions très dures, réclamant tout d'abord un gouvernement provisoire, et ensuite, que la Table Ronde s'érige en constituante: ainsi il traduit son souci de voir le Congo doté d'une constitution qui soit l'oeuvre des Congolais eux-même. La conférence ayant rejeté ses vues, Kasa-Vubu, pendant plusieurs journées, refusera d'y siéger.

 

 

Après la Table Ronde, la Belgique reprendra partiellement les idées du président de l'Abako, en installant à Léopoldville un Collège exécutif général, partageant avec le gouverneur le pouvoir de décision.

Kasa-Vubu est chargé plus particulièrement des questions économiques et financières.

 

 

mai 1960,

 

 

Aux élection législatives, l'Abako remporte tous les sièges dans le Bas-Congo et trois sièges sur quatre à Léopoldville, soit 12 sièges au total. Aucun parti n'obtient une victoire suffisante pour qu'il puisse gouverner seul. Deux regroupements politiques se forment, l'un autour du Mouvement National Congolais, de Patrice Lumumba; l'autre sous l'appellation Cartel d'Union Nationale, autour de Kasa-Vubu.

Monsieur Lumumba, désigné comme formateur, obtient la confiance des chambres le 23 juin, par 74 voix sur 137.

 

 

Le lendemain, Joseph Kasa-VUBU est élu chef de l'Etat, par les Chambres réunis. Il obtient 159 voix sur 213.

 

 

le 27 juin 1960,

 

 

devant les Chambres réunies, le président Kasa-Vubu prête le serment suivant:

 

 

"Je jure d'observer les lois de la nation congolaise, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire".

 

 

 

le 30 juin 1960,

 

 

Jour de la proclamation de l'indépendance, le président Kasa-Vubu appele une nouvelle fois les congolais à s'unir dans "une communauté d'efforts, de peines et de travail".

 

 

juillet 1960,

 

 

Le Congo traverse une crise grave, qui s'accompagne d'une menace d'intervention étrangère. En compagnie de son premier ministre, le président Kasa-Vubu s'efforce partout d'apaiser les esprits, tout en apportant son appui aux mesures prises par le gouvernement en vue de sauvegarder l'indépendance nationale.

 

 

Quelques semaines plus tard, devant l'aggravation de la situation la menace d'une guerre civile et le massacre des populations innocentes, le président Kasa-Vubu décide de faire usage de son droit constitutionnel de révoquer les membres du gouvernement. Le fait que le chef du gouvernement, Monsieur Lumumba, se rebelle alors contre cette décision, engendre un conflit particulièrement pénible.

 

 

Durant la période sombre qui suivit, le président Kasa-Vubu s'efforça avec une inlassable patience de rétablir au Congo l'union des esprits et des coeurs.

 

 

Au cours des conférences politiques qui se tiennent successivement à Tananarive et à Coquilhatville, il parvient à sauvegarder l'intégrité du territoire et à restaurer progressivement l'unité du pays.

 

Ses efforts sont couronnés par la constitution, au mois d'août 1961, à Lovanium, d'un gouvernement d'union national, présidé par Monsieur Cyrille ADOULA.

 

 

Le président Kasa-Vubu déclare à l'occasion de la réouverture du Parlement:

 

"Le Parlement est une institution politique essentielle de notre pays. Il fallait le plus tôt possible lui permettre d'exercer à nouveau le pouvoir législatif et de contrôler le gouvernement nommé par le chef de l'Etat"

 

"C'est avec émotion, c'est avec un véritable soupir de soulagement que je salue la rentrée en scène du Parlement. Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés, c'est aujourd'hui, je crois, la date la plus importante depuis notre indépendance, parce que mûris et fortifiés par l'expérience du malheur, vous vous retrouvez tous, décidé à oublier suffisamment ce qui vous oppose, pour vouloir avant tout sauver le pays. C'est surtout votre volonté d'entente, c'est votre volonté d'aboutir qui ont permis la réouverture du Parlement".

 

Dès lors, le chef de l'Etat joue un rôle prépondérant en vue d'assurer le fonctionnement harmonieux des institutions nationales. Les chambres législatives l'invitent régulièrement à inaugurer leurs sessions. Le gouvernement de son côté sollicite son appui.

 

 

Exerçant pleinement ses fonctions d'arbitre, le président, dans son message à la nation en date du

4 novembre 1962, déclara notamment :

 

 

" Nous savons l'inquiétude qui s'est emparée des membres du Parlement à la suite de certaines rumeurs faisant état d'une prochaine dissolution des Chambres législatives. Qu'ils soient pleinement rassurés. Il n'entre nullement dans nos intentions de procéder, dans les circonstances actuelles - en vertus des pouvoirs que nous confère la loi - à une mise en vacances des Chambres. Nous croyons cependant que députés et sénateurs ne peuvent pas - ne doivent pas - ignorer cette opinion qui se crée ni la minimiser : bien au contraire toute leur action doit tendre à la corriger. Aussi importe-t-il de rechercher la source du mal afin d'y apporter un remède efficace".

 

Hélas, cet avertissement ne devait pas être entendu. En effet, sur un point tout à fait capital, celui de la réunion d'une constituante appelée à remplacer la Loi fondamentale, oeuvre du Parlement belge, les Chambres congolaises se refusèrent à remplir leurs tâches.

 

 

 

 

Une dernière fois, le 26 août 1963, convoquant une session extraordinaire du Parlement pour l'amener à élaborer la Constitution, le président de la république lui adresse ses objurgations:

 

"Aujourd'hui nous pouvons envisager l'avenir sans trop d'appréhensions et nous astreindre aux travaux de consolidation de l'édifice national.

 

Or la base de cet édifice, le fondement pour ainsi dire de la nation, c'est la Constitution, c'est-à-dire la loi qui en fixe le statut politique, économique et social et qui doit la guider dans sa marche vers l'accomplissement de ses grandes destinées. L'élaboration de la Charte fondamentale devient un impératif national, parce que c'est elle, cette Charte, qui doit délimiter les attributions respectives des pouvoirs de l'Etat et des entités provinciales, conditionner leurs initiatives, harmoniser leur action politique et administrative pour la sauvegarde de la chose publique et des intérêts essentiels de la nation.

 

Des circonstances particulières nous ont obligés de vivre jusqu'à ce jour sans une constitution propre. Cette situation nous a valu cette crise dangereuse pendant laquelle l'anarchie s'était installée chez nous, faisant courir de grands risques à la souveraineté même de notre jeune République.

 

 

 

Par un de ces miracles de l'histoire et qui ne se répète pas souvent, la nation congolaise a survécu. Maintenant que la crise est passée, il est de mon devoir de chef de l'Etat de mettre tout en oeuvre pour prévenir le retour de pareilles circonstances, et d'empêcher la perpétuation d'une situation encore instable. Et elle se perpétuera, croyez-m'en, si nous négligeons de doter notre pays d'une constitution.

 

Pas d'élections législatives sans constitution: or, le renouvellement des Chambres devant avoir lieu prochainement, il s'avère dès lors d'une urgence extrême que soit fixée la date à laquelle le peuple sera appelé à désigner ses nouveaux représentants, et les modalités selon lesquelles devront se tenir ses grandes assises. Le défaut d'élaboration de la constitution dans les délais voulu, fera courir au pays le risque de se trouver en face d'un vide et de le remplacer devant une situation inextricable aux conséquences imprévisibles.

 

Quelques jours plus tard, devant la carence des Chambres, le président Kasa-Vubu décide de les mettre en vacances et de convoquer une conférence constitutionnelle composée de Congolais de toutes les régions du Congo et de toutes les catégories sociales.

 

 

10 janvier 1964,

 

 

A Luluabourg, à l'occasion de l'ouverture solennelle des travaux de la commission constitutionnelle, le chef de l'Etat déclare aux participants:

 

"La tâche que les élus du peuple n'ont pu accomplir, c'est à vous, Messieurs, qu'elle échoit. Votre mandat, vous le tenez du peuple congolais lui-même qui a dicté et approuvé ma décision. Venu de tous les milieux et de toutes les couches sociales, vous représentez ici l'éventail le plus complet de l'opinion nationale. Aurions-nous pu trouver une meilleure représentation que celle de l'Assemblé de ce jour ?

Qui vous contestera valablement le mandat que vous assumerez au cours de vos travaux qui débutent ce

jour ?

Le verdict du peuple, seul, tranchera. Ce verdict approuvera votre oeuvre si, vous dépouillant de vos préoccupations personnelles et particulières et vous oubliant vous-mêmes, vous vous consacrez à traduire scrupuleusement les désirs réels et les aspirations profondes des populations. Ce qui importe, ce n'est pas ce que vous voulez, mais ce que le peuple veut. J'y insiste car - nous en avons la preuve - le contraire mènera inévitablement à un divorce entre mandants et mandatés.

 

Toutefois, ce respect de la volonté populaire n'exclut pas son contrôle par ceux qui en détiennent légalement le mandat. Car c'est pour eux aussi un devoir impérieux d'examiner minutieusement le bien-fondé de cette volonté et de ses conséquences. C'est un devoir auquel ils ne peuvent d'ailleurs se dérober et pour l'exécution duquel il leur est fait confiance parce qu'ils sont eux, à même d'évaluer à l'avance les effets d'une action dans ses développements ultérieurs.

 

C'est la tâche des dirigeants de guider le peuple dans la voie qui peut lui assurer le bonheur auquel il aspire et vers lequel convergent tous ses efforts".

 

 

La commission constitutionnelle, fit du bon travail et rédigea un texte qui fut adopté par référendum populaire et promulgué le 1er août 1964.

 

Voilà comment le président Joseph Kasa-Vubu a rempli les étapes d'une vie consacrée au bien public...

 

 

   

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 13:15

 

 

Le 20 mars est consacré Journée internationale de la Francophonie

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La Francophonie désigne un ensemble des États et gouvernements ayant le français en partage.

 

Description

 

Ce terme est plus vague qu'il n'y paraît. En effet, il faut distinguer les pays où le français est langue officielle (unique ou non), ceux où le français est la langue maternelle d'une grande partie de la population, ceux où il est langue de culture, ceux où il est utilisé par certaines classes sociales de la population, etc. Or, ces catégories ne se recoupent pas. Dans certains pays par exemple, bien qu'étant langue officielle, le français n'est pas la langue maternelle de la population, ni celle couramment utilisée par celle-ci.

 

Le critère linguistique ne correspond pas toujours au critère de la nationalité. Par exemple, tout les écrivains de langue française ne sont pas de nationalité française. C'est la question de la francophonie.

 

On estime aujourd’hui le nombre de locuteurs réels du français à environ 200 millions, dans l'ensemble des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie. Pour certains, le français est la langue maternelle de la grande majorité de la population (France avec ses départements et territoires d'outre-mer, Québec, partie acadienne du Nouveau-Brunswick, zone francophone de l'Ontario, Région wallonne et la majorité des Bruxellois en Belgique, Suisse romande, minorité de Jersey, Val d'Aoste, principauté de Monaco). Pour d'autres, le français est une deuxième ou une troisième langue, comme l'Afrique subsaharienne, Grand-Duché de Luxembourg), le Maghreb ou plus particulièrement l'Algérie , qui se trouve être le pays ou l'en parle le plus français aprés la France (voir tableau en bas de page) et cela malgrés sa non adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie. Dans d'autres pays membres de la Communauté francophone, comme au Liban, au Viêt Nam, en Roumanie, il existe d'importantes minorités francophones. L'Afrique a été un espace important pour la colonisation, et les traces linguistiques sont encore présentes.

 

Dans certains cas, cette francophonie est due à la géographie. C'est la cas de la Suisse, du Luxembourg, de Monaco. Enfin on évalue à près de 100 millions le nombre de jeunes et d'adultes, dans les pays du monde non membres de la Francophonie, qui apprennent le français au cours de leurs études et formations, en particulier dans les établissements de l'Alliance française et les écoles et lycées français répartis sur les cinq continents.

 

En outre, on confond parfois la francophonie en tant que concept avec l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), organisation beaucoup plus politique et économique que culturelle, qui regroupe un certain nombre de pays qui ne sont pas pour autant ceux où le français est fréquemment utilisé ou reconnu officiellement. C'est d'ailleurs parfois cette Organisation internationale de la Francophonie qui se voit reprocher, à tort ou à raison, des pratiques néocoloniales.

 

La présence de la langue française au Québec est la trace d'une ancienne colonisation sous la Monarche Absolue. Le Québec se revendique de la francophonie, sans du tout rompre le lien de cousinage d'une culture québécoise. Ce phénomène n'est pas sans avoir influencé une réflexion du même type en Wallonie avec le Manifeste pour la culture wallonne, parallèle à ce que l'on découvre aussi dans la Suisse romande et dont Charles Ferdinand Ramuz avait déjà esquissé le sens profond. Cette diversité de la Francophonie est d'ailleurs peut-être son plus éclatant atout puisque, par la diversité des formes de vie des locuteurs du français, la francophonie est le seul ensemble linguistique du monde qui puisse se comparer en universalité ou diversité au monde anglophone. Senghor a parlé aussi de négritude dans le contexte de la francophonie. Il y a des citoyens américains qui parlent français en Nouvelle Orléans.

 

La francophonie est une communauté de peuples très divers vivant sur les cinq continents et unis par la langue française

 

Historique 

undefined À l'origine, le terme de francophonie a été utilisé de façon purement descriptive par des géographes dès 1871, le mot ayant été « inventé » par Onésime Reclus (1837-1916). Ce n'est pourtant qu'après la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un numéro spécial de la revue Esprit (1962), qu'une « conscience francophone » s'est développée. Le terme a été particulièrement popularisé par Léopold Sédar Senghor. C'est dès lors dans ce sens qu'il convient de comprendre la francophonie : il s'agit plus de la conscience d'avoir en commun une langue et une culture francophones que de décisions officielles ou de données objectives. C'est une communauté d'intérêt.

 

Les locuteurs du français se sont sentis menacés par l'omniprésence de l'anglais et l'influence de la culture anglo-américaine après la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est qu'à ce moment que la conscience de la communauté francophone s'est réveillée avec la volonté de s'unir pour défendre :

 

certaines spécificités de la langue française, qui la font plus précise que la langue anglaise. La coutume de ne pas juxtaposer (en général) deux substantifs sans indiquer la nature exacte de leur rapport constitue également un « plus » reconnu de précision du français par rapport à l'anglais.

En politologie et dans la mondialisation (globalization), la francophonie n'est qu'un des regroupements autour de quelques caractéristiques. L'ALENA, l'APEC sont des regroupements régionaux économiques comme l'Union européenne". La francophonie l'est autour d'une langue première, seconde ou troisième. Ce n'est qu'une tentative de regroupement parmi d'autres, comme l'OPEP pour le pétrole.

Une éventuelle « exception culturelle francophone ». Celle-ci tend à prendre aujourd'hui la forme de la diversité culturelle (voir déclaration universelle de l'Unesco sur la diversité culturelle et déclaration de Montréal de 2007).

La défense de leur identité est une tendance de toutes les cultures. La francophonie constitue donc aussi un cas particulier de l'aspiration de beaucoup d'habitants de la planète à une diversité culturelle. Certains défenseurs de l'idée francophone comme Stelio Farandjis ont aussi vu dans la francophonie le creuset d'un dialogue des cultures allant jusqu'à créer une terminologie spécifique (arabofrancophonie).

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 09:00

 



Simon Lutumba Ndomanueno




Biographie



undefined - Mieux connu sous le sobriquet de Simaro Masiya, le poète. Simon Lutumba Ndomanueno est né à Léopoldville, le 19 mars 1938. Aujourd’hui, le 19 mars 2008, l’artiste fête ses 70 ans d’âge, et 50 ans de carrière musicale. Il travaillait à la Sedec, lorsqu’un jour, influencé par le Zebola, la danse initiatique des esprits, il rencontra un certain Kalonji, un vieux guitariste, qui l’initia à la guitare.

En 1958, Simaro se fit enrôler dans l’orchestre Micra Jazz, il est aux côtés de Tuka, De Piano, Menga, etc. Aucune œuvre de lui ne verra le jour. Il y fait ses premières armes. C’est le vrai début de sa carrière professionnelle. En 1959, il est au Congo Jazz de Gérard Madiata, il est avec Raymond Braink, José Magnol, Tachodi Taglin. Il compose “Simarocca”, sa première oeuvre aux éditions Esengo. Il enregistre encore deux chansons « Muana etike » et « Lisolo ya ndaku ». Avec ces deux titres, il espère prendre le large. Les deux chansons furent reçues comme de véritables tubes. L’année 1961 Simaro Lutumba intègre l’O.K Jazz où il trouve Franco, à la guitare solo, Isaac Musekiwa et Albino à la section cuivre, Nicolas Bosuma dit De Soin, à la tumba et Simon Moke, à la maraca. 1967, O.K Jazz connaît une forte dissidence qui donne naissance en avril 67 à l’orchestre Révolution. Simaro reste dans l’O.K Jazz.

1969, “Okokoma Mokristo” de Simaro, cassa la baraque et révèle en lui un grand auteur-compositeur. C’est un grand succès. En novembre 1970, une chanson prend la tête d’affiche, toutes les bouches la fredonnent : « Ma Hélé». Elle porte l’empreinte de Simaro Lutumba, un grand artiste vivant jusque-là dans l’anonymat. Depuis, les chansons sont venues s’ajouter à beaucoup d’autres. C’est l’air de fond qui remet l’ensemble musical essoufflé sur de nouveaux rails. Le compositeur se révèle. Ses thèmes de prédilection sont le divorce, la stérilité, l’amour raté qu’il met en musique avec une étonnante virtuosité. Mélancolie et amertume, caractérise ses chansons.

Tous ces thèmes, Lutumba ne les évoque pas pour se plaindre de l’injustice du destin, mais plutôt, il veut au contraire que l’homme se souvienne, qu’il prenne conscience de certains faits. Simaro sort « Motema rétroviseur » avec l’O.K Jazz et “Na lifelo bisengo bizali te” avec Diatho Lukoki et l’orchestre Mi, qui est en fait l’O.K Jazz sans Franco. Il y avait au chant : Diatho Lukoki, Jean Papy, Nejos et Bebel ; Mose Fanfan à la guitare solo, Simaro Lutumba à l’accompagnement, Celi Bitsou à la basse, Simon Moke à la maracas, Isaac Musekiwa au saxo et De Soin Bosuma à la tumba. Kabayidi est le mécène de cet orchestre. C’était en 1971. « Inoussa » sortira en 1972. On comprend à travers ces chansons que le propre de l’artiste Lutumba est d’aller toujours de l’avant et plus haut. En 1973 A la Foire internationale de Kinshasa, Fikin, l’O.K Jazz dispose d’un stand où il expose son nouvel équipement de musique. Franco décide d’expérimenter l’enregistrement en plein air.

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Un nouveau chanteur, Bijou est mis à l’essai à l’occasion de la répétition de la chanson « Masuwa » de Simaro Lutumba. Le test n’est pas concluant, Youlou est appelé à la rescousse. Entre-temps, Franco négocie l’intégration de Sam Mangwana dans le Tout-Puissant O.K Jazz. Ce dernier quitte l’Afrisa International de Tabu Ley. Il trouve Lola Checain, Michel Boyibanda et Youlou Mabiala sont au chant. Mangwana reprend la chanson « Masuwa », mis en chantier quelque temps avant son arrivée dans l’O.K Jazz chanté à l’origine par Bijou et Youlou.

Mangwana interprète les chansons du nouveau répertoire de Lutumba, notamment « Minuit eleki Lezy », « Cedou », « Ebale ya Zaïre », « Masuwa » « Ntoto » dit « Mabele » et la chanson « Où est le sérieux », une chanson diatribe de Franco contre Youlou, Fanfan Mose et Francis Bitsoumanou dit Celi Bitsou, qui ont quitté l’O.K Jazz pour Lovy du Zaire, qui vient d’être créé par Vicky Longomba suite à une grande querelle entre Vicky et Franco, au sujet des droits d’auteur impayés des œuvres de Longomba.

Les titres de Simaro « Ntoto » (Mabele) et « Masuwa » sorti en 1974 récoltent un grand succès. Ce succès consacre Simaro Lutumba dans le giron des grands auteurs-compositeurs. On le surnomma « Masiya », le messie. Mais, ce succès provoque aussi le courroux de Franco. Un jour, ce dernier convoque Lutumba, Michel Boyibanda, Sam Mangwana, Lola Checain et Josky Kiambukuta à 1-2-3.

Il leur dit qu’à compter de ce jour-là, et pendant huit mois seul ses œuvres seront exécutées pendant les concerts, et l’orchestre doit se mettre à répéter un nouveau répertoire. 1984, Simaro lance « Maya ». Un grand succès avec au chant un jeune chanteur inconnu, Lassa Carlito. Pour Simaro Lutumba, après les années des vaches maigres, démarre une période plus faste. Grâce aux royalties généreusement octroyées par l’éditeur de l’album, Alia Music, Lutumba peut désormais envisager l’avenir avec optimisme. Deux ans après, il largue « Cœur artificiel », chanté par Pépé Kallé et Lassa Carlito, avec au saxo Empompo Loway.

1988, Lutumba largue la chanson « Sindo na Bruxelles ». La chanson est jouée pour la première fois à la cérémonie des 45 jours du décès de Vicky Longomba, en présence de Edo Ganga et Célestin Kouka, anciens sociétaires de l’O.K Jazz qu’accompagnaient Nino Malapet. En marge de cet événement, Simaro Lutumba est intronisé vice-président de l’O.K Jazz par Luambo. En octobre 1989, Franco Luambo meurt, Simaro Lutumba reste à la tête de l’O.K Jazz. 1990, une fois de plus, Lassa Carlito et Pépé Kallé se retrouvent, après la réédition de « Maya ».

Cette fois-ci autour de « Mwana ndeke » et « Diarrhée verbale », œuvres de Simaro Lutumba, sorti chez Jimmy Mukelenge. 1993, L’O.K Jazz sort un album dans lequel deux titres de Simaro Lutumba font rage, il s’agit de « Daty Petrole » et «Ofela ». Les mélomanes qui ne venaient plus aux concerts remplissent le dancing-bar Mama Kusala.

Suite à cet engouement, Sylvie et Sonia Luambo, héritières de la fondation Luambo Makiadi, au cours d’une réunion tenu le 11 janvier 1994, confient la réorganisation des structures de l’orchestre T.P O.K Jazz à leur avocat-conseil Me Mabela, pour que le groupe soit géré comme une société à responsabilité limitée, alors qu’il existait une convention signée en novembre 1989, régissait les rapports entre la succession Luambo et l’orchestre.

Selon les clauses de cette convention, la Fondation Luambo avait droit à 30 % sur les recettes brutes de toutes les activités de l’orchestre. Malgré cela, les héritiers ne croyaient pas sur les recettes réalisées par l’orchestre et ils demandaient les souches et disaient qu’ils recevaient un montant dérisoire sur les recettes nettes.

le 30 janvier chez Mama Kusala.naquit l’orchestre Bana O.K largue son premier album « Cabinet molili » enregistrer à Brazzaville, produit par Bono Music. En 1998, Lutumba conduit l’orchestre Bana O.K en tournée en Europe, ils ont leur quartier général à Bruxelles en Belgique. Ils ont été roulés par le producteur, quelques membres de l’orchestre quittent le groupe et monte O.K International. Lutumba larguera son premier album avec les Bana O.K qu’en 2001, aux éditions Ndiaye, qui avait pour titre « Ingratitude ». il a sorti l’album « Procès », un chef-d’œuvre qui n’a pas connu un franc succès, mais qui ne contient que des tubes. « Faute ya commerçant”, “Marie Souzanna”, “Jerôme », « Mbau », « Mondjo », « Radio Trottoir », « Fifi nazali innocent », « Kadima », « Mandola », « Kabongo », « Dibatay », « Mbanzi ya kamundele », « Affaire Kitikwala », etc

L’O.K Jazz a offert à Lutumba non seulement l’occasion d’exprimer sa personnalité mais aussi un cadre, un groupe de compagnons auquel il se sentait lié. Grand auteur compositeur, créateur de qualité et l’un des meilleurs du pays, il est un virtuose de la guitare d’accompagnement, aujourd’hui, l’œil du public semble avoir jeté un dévolu sur Lutumba, figure musicale à immense talent, qui s’inspire des thèmes qui ont trait à la vie courante. C’est un artiste qui vit son époque. Ses œuvres le prouvent. C’est un éducateur social qui sait conférer à ses créations une certaine fonction, et le public s’identifie facilement à travers ses oeuvres. Le secret de sa réussite, c’est son amour de la musique et de la chanson, toujours recherchant la qualité. Il met tout son talent au service de la chanson. Aujourd’hui, nombre d’auteurs compositeurs s’identifient à lui et continuent à être influencés par son œuvre monumentale.

Il  sort   à  la  fin  du mois  de  Mars  2008 son nouvel album  Salle d’attentes 

 

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 02:00

 

 

17  mars  1800 :
 
Italie : Le savant italien Alessandro Volta essaye avec succès la première pile électrique.

 

 

undefined Une pile électrique ou simplement une pile est un dispositif électrochimique, ce système transforme l'énergie d'une réaction chimique en énergie électrique. Dans une pile les réactifs sont introduits à la fabrication, quand ils sont épuisés on doit remplacer la pile par une neuve.

 

Par extension et, parfois par abus de langage, le terme pile désigne d'autres générateurs électrochimiques : accumulateur électrique, pile à combustible. En réalité, une pile désigne un dispositif qui ne peut être rechargé, le terme "pile rechargeable" est uniquement commercial

Principe 

Le boîtier d'une pile abrite une réaction chimique entre deux substances dont l’une peut céder facilement des électrons (matériau réducteur), et l’autre qui les absorbe (matériau oxydant). Une telle réaction est appelée une oxydo-réduction.

 

Chaque élément du couple oxydant/réducteur est relié à une électrode. Ces électrodes, lorsqu'elles sont reliées à un consommateur électrique, provoquent la circulation d'un courant électrique ; la réaction chimique provoque une circulation de charges (électrons, ions). Une pile fournit donc du courant continu.

 

la borne (-) d'une pile correspond à l'anode où se produit la réaction d'oxydation qui va fournir les électrons.

la borne (+) d'une pile correspond à la cathode où se produit la réaction de réduction qui va consommer les électrons.

Ce système est utilisé pour les piles électriques et les batteries d'accumulateurs, avec divers couples électrochimiques. Une pile électrique peut contenir plusieurs de ces couples montés en série, ce qui permet d'augmenter la tension disponible aux bornes de la pile.

 

Il est possible de réaliser une pile artisanale, par exemple en piquant dans un citron un trombone déplié (en acier) et un fil électrique dénudé (en cuivre) reliés à une petite lampe ou une diode électroluminescente bien choisie. On trouve dans le commerce des gadgets qui utilisent ce principe : par exemple des petites horloges à quartz qui sont alimentées par une pomme de terre.

 

Histoire

Il existe des objets archéologiques ressemblant à des piles. C'est par exemple le cas de la pile électrique de Bagdad qui est datée entre -250 et +250. L'hypothèse faisant de ces objets des piles électriques, bien que plausible, reste cependant non prouvée et est donc controversée. Il n'existe par ailleurs aucun lien historique entre ces objets et le développement des piles contemporaines.

 

En 1786, Luigi Galvani, observe que les muscles d'une cuisse de grenouille se contractent quand elle est mise en contact avec des métaux, de la même manière que lorsqu'on la branche sur une machine électrostatique. Il découvre que la réaction est plus forte quand on utilise un instrument composé de deux métaux différents.

 

En opposition avec les travaux de Galvani (électricité d'origine animale),
  undefined Alessandro Volta invente la première pile à colonne le 17 mars 1800 (publication soumise le 20 mars 1800 dans une lettre en français au président de la Royal Society, Joseph Banks); ces premiers systèmes étaient constitués d'un 'empilement' de disques de deux métaux différents séparés par des disques de feutre, imbibés d'acide, d'où le nom de l'invention. La pression de la colonne sur les disques du bas provoque un assèchement des cylindres de feutre qui finissent par ne plus remplir leur office. Volta invente donc rapidement la pile à couronne, constituée d'empilements plus petits montés en série. Dès 1802 William Cruikshank crée la pile à auge en disposant verticalement les lames de zinc et de cuivre dans un bac à parois isolantes rempli d'eau acidulée. Elle est beaucoup plus simple à produire que la pile de Volta.

 

Quelques jours après l'invention de Alessandro Volta, deux chimistes britanniques, William Nicholson (1753-1815) et Sir Anthony Carlisle (1768-1840) utilisent la pile de Volta pour réaliser la première électrolyse (électrolyse de l'eau) le 2 mai 1800.

 

Technologies 

Depuis décembre 1998, les piles au mercure sont interdites en Europe (directive 98/101/CE) et aux États-Unis pour des problèmes environnementaux. Il existe donc trois grandes technologies de piles grand public :

 

Pile « alcaline » 1,5 V ( Zn / Zn(OH)42- / K+ + OH- / MnO(OH) / MnO2 / C ).

Pile « saline carbone-zinc » 1,5 V. Pour des appareils à faibles besoins ( Zn / Zn2+ / NH4+ + Cl- / MnO(OH) / MnO2 / C ).

Pile « lithium 1,5 V » (appelée aussi L91). Elle risque d’exploser si on tente de la recharger, capable de maintenir très longtemps la tension électrique.

On trouve aussi des piles à l'oxyde d'argent (certaines piles boutons pour montres) ou des piles air-zinc (utilisées notamment dans les prothèses auditives) ( Zn / ZnO // Ag2O / Ag / C ).

 

 Utilisation des piles 

En moyenne les piles électriques sont jetées alors qu'elles possèdent encore un tiers d'énergie utilisable. En effet, les appareils électroniques (appareil photo numérique, lecteur MP3, etc.) ont besoin d'une tension minimale pour fonctionner, or la tension des piles baisse au cours de leur décharge. De telles piles (alcalines ou charbon-zinc) peuvent alors encore être utilisées pour alimenter des appareils moins exigeants (réveil, jouet, lampe de poche, télécommande, etc.).

 

La performance d'un ensemble de piles est celle de son élément le plus faible. De plus, si un élément était moins chargé que les autres, il serait parcouru par un courant électrique à cause des autres piles (ce qui reviendrait à le charger à l'envers et deviendrait dangereux). Il faut donc changer toutes les piles en même temps et utiliser des modèles similaires.

 

En général toutes les piles se déchargent au cours du temps, même si elles ne sont pas utilisées. Il existe des technologies de piles activables qui permettent de retarder le démarrage de la réaction. Elles sont par exemple utilisées dans les éléments de sécurité (airbag, balise de détresse de bateau, etc.) ou dans certaines applications militaires.

 

 

 Recyclage 

 

Piles usagéesLes piles sont des déchets dangereux. Elles contiennent des métaux (nickel - cadmium - mercure - plomb - fer - zinc - lithium) dont certains sont toxiques et nocifs pour l'environnement. Le plomb et le mercure, notamment, sont des poisons pour les humains et les animaux. Les piles ne doivent pas être jetées dans une poubelle ordinaire, mais rapportées dans un point de collecte.

 

En France, les vendeurs qui commercialisent des piles et des batteries sont tenus de les reprendre gratuitement une fois usagées. Les piles doivent ensuite être valorisées ou éliminées. En Suisse, une taxe comprise dans le prix de vente finance le recyclage des piles. En Belgique, environ 70 % des piles étaient collectées en 2000. En France en 2006, près de 9 000 tonnes ont été collectées et recyclées selon l'Ademe.

 

Le recyclage permet de récupérer des métaux réutilisables (fer, manganèse, zinc et mercure principalement). Mais les piles ne sont pas recyclables à 100 %, et les scories résiduelles doivent être déposées dans des décharges.22. Taux de recyclage en 1999: 55% contre 35% en 1998 (nouveau procédé pour les piles salines et alcalines). Ce taux est basé sur le poids total brut des piles collectées. 15% à 18% du poids des piles est constitué d’eau.

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 02:00

 

 

 

 

12  MARS  1968   Proclamation d'indépendance de l'île Maurice.

 

 

undefined Maurice est une île du sud-ouest de l'océan Indien située au cœur de l'archipel des Mascareignes entre la Réunion à l'ouest et l'île Rodrigues à l'est. Depuis le 12 mars 1968, elle forme avec cette dernière une république indépendante appelée République de Maurice. Elle compte pour 91% de la superficie de cet État. L'essentiel de la population de plus de 1,2 million d'habitants et la capitale, Port Louis, y sont situés.

 

Géographie 

L'île Maurice couvre une superficie de 1 866 km². Elle mesure dans ses plus grandes dimensions 65 km de longueur et 45 km de largueur. Le point le plus haut est le Piton de la Rivière noire qui culmine à 828 mètres.

 

Bien qu'étant d'origine volcanique, l'île ne compte plus de volcan en activité. On y trouve cependant des cratères endormis dont le trou aux Cerfs, qui est devenu au fil des ans une des attractions touristiques. La formation de l'île est datée entre 100 000 et 700 000 ans.

 

Comparée à sa voisine, l'île de la Réunion, l'île Maurice a un relief peu accidenté. Ses plaines côtières et un plateau central ont permis pendant longtemps la culture extensive de la canne à sucre et du thé. De cette canne à sucre, les Hollandais fabriquaient du rhum, tradition qui est restée ancrée à l'île Maurice qui compte de nombreuses marques de rhum local, tout comme la bière Phoenix d'ailleurs.

 

La barrière de corail qui entoure l'île permet de protéger les lagons et les plages.

 

La température varie entre 20 et 35 degrés centigrades.

 

La pluviosité est faible sur les régions côtières. Le centre de l'île est plus arrosé, d'où la création du Midlands Dam à Midlands, au centre de l'île.

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L'île accueille la capitale du pays, Port Louis. Le port maritime s'y trouve aussi. On répertorie 4 autres grandes villes : Beau Bassin/Rose-Hill, Curepipe, Quatre Bornes et Vacoas/Phoenix.

 

Plusieurs langues sont parlées sur l'île : l'anglais, le français, le créole (mauricien), le hindi, le bhojpuri, l'ourdou, le mandarin, le hakka, et le tamoul.

 

 

 Le dodo 

L'île Maurice a autrefois abrité un animal aujourd'hui disparu : le dodo ou dronte (Raphus cucullatus). Le dodo était un oiseau coureur de la famille des raphidés, apparenté aux pigeons, qui n'a pu vivre qu'à l'île Maurice. Il a été découvert en 1598 par les marins hollandais à la recherche d'épices. Marchant mal et incapable de voler, ce gros oiseau fut le gibier le plus facile à chasser et fut vite anéanti. Une autre explication de l'extermination des dodos fût l'arrivée des rats hollandais sur l'île, qui mangèrent les œufs des dodos. La fréquence de ponte de l'oiseau étant faible, le dodo ne résista pas longtemps.

 

Le dodo a inspiré Lewis Carroll pour les aventures d'Alice au pays des merveilles. Andrew Kitchener, biologiste au Royal Museum of Scotland, a récemment   créé deux reproductions grandeur nature du dodo.

 

 

 Population 

La population de l'île Maurice est le résultat de plusieurs vagues d'immigrations : d'abord les colons français, ensuite les esclaves venus d'Afrique, les Chinois et les Indiens amenés dans l'île pour travailler dans les champs de canne à sucre.

 

Les Indos-Mauriciens sont les plus nombreux : plus de 68 % de la population dont 52% d'hindous et 16% de musulmans. Beaucoup d'entres eux se sont imposés dans l'administration, la justice, la médecine. Ils ont activement participé à un processus d'indianisation du pays, s'emparant du pouvoir politique aux dépens du groupe traditionnellement dominant formé par les Mauriciens blancs. Les Sinos-Mauriciens (moins de 3% de la population) sont surtout actifs dans le commerce. Le reste de la population est composé de Créoles (27%), descendant d'esclaves et à majorité catholiques, et de Franco-Mauriciens (blancs de Maurice) représentant 2% de la population qui représentent la précédente aristocratie.

 

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 02:00

undefined Un couple de Taoyuan, au sud de Taipei, détient le record du monde de la plus longue vie conjugale, Liu Yung-yang, âgé de 103 ans, et Yang Wan, sa cadette d’un an, s’étant mariés il y a 85 ans. Ils ont été enregistrés dans le Guinness des records, dépassant de deux ans le couple formé par les Américains William et Claudie Lillian Ritchie, du Kentucky, anciens détenteurs du record.

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C’est au milieu d’une quarantaine de personnes sur les 110 qui forment leur descendance, répartie sur trois ou quatre générations réunies dans la petite maison paternelle, qu’a eu lieu la cérémonie de la remise du prix Guinness à Liu Yung-yang, apparemment en bonne santé en dépit de son âge avancé, et à son épouse, qui a perdu la vue et souffre d’ostéoporose.

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L’arrière-petite-belle-fille du couple, Chang Ying-ju, explique que son bisaïeul par alliance a gardé une bonne santé grâce à ses habitudes de vie saines, ne buvant pas, ne fumant pas et pratiquant des exercices physiques et une promenade d’une demi-heure tous les jours, alors que sa bisaïeule, d’une santé plus fragile, se déplace en chaise roulante

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /2008 02:00

undefined Un couple de Taoyuan, au sud de Taipei, détient le record du monde de la plus longue vie conjugale, Liu Yung-yang, âgé de 103 ans, et Yang Wan, sa cadette d’un an, s’étant mariés il y a 85 ans. Ils ont été enregistrés dans le Guinness des records, dépassant de deux ans le couple formé par les Américains William et Claudie Lillian Ritchie, du Kentucky, anciens détenteurs du record.

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C’est au milieu d’une quarantaine de personnes sur les 110 qui forment leur descendance, répartie sur trois ou quatre générations réunies dans la petite maison paternelle, qu’a eu lieu la cérémonie de la remise du prix Guinness à Liu Yung-yang, apparemment en bonne santé en dépit de son âge avancé, et à son épouse, qui a perdu la vue et souffre d’ostéoporose.

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L’arrière-petite-belle-fille du couple, Chang Ying-ju, explique que son bisaïeul par alliance a gardé une bonne santé grâce à ses habitudes de vie saines, ne buvant pas, ne fumant pas et pratiquant des exercices physiques et une promenade d’une demi-heure tous les jours, alors que sa bisaïeule, d’une santé plus fragile, se déplace en chaise roulante

 

Par SALOMON BIMANSHA - Publié dans : DOSSIER DU JOUR
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