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Publié le par SALOMON BIMANSHA


24 Mars  1969 -24 Mars  2008  , 39 ans   Déjà  mourait

 


Joseph Kasa-Vubu

(v.1917 - 24 mars 1969), premier président de la République démocratique du Congo de 1960 à 1965.

 

Né à Tshela dans le Mayumbe (Bas-Congo) vers 1917, séminariste au petit séminaire de Mbata-Kiela, mais jugé trop indépendant pour devenir prêtre, il suivit l'école normale. S'estimant insuffisamment payé pour son niveau d'instruction, il abandonna bientôt la carrière d'enseignant, devint employé dans la société Agrifor puis, en 1942, aide-comptable au Service des Finances du Gouvernement colonial. Il subit bientôt à Léopoldville, devenue la capitale du Congo, les influences parfois divergentes de divers groupes d'évolués congolais venant de diverses provinces.

Il se fera connaître en tant que dirigeant de l'organisation bakongo ABAKO.

L'ABAKO ou l'Alliance des Bakongo est un parti politique de la république démocratique du Congo créé officiellement le 26 juin 1959. Le parti ethnique défend les intérêts des Bakongo.

 

L'alliance s'était composée plus tôt dans la même année sous le nom d'Association des Bakongo. En fait elle eut une existence antérieure sous forme d'association culturelle créée en 1950 par Edmond Nzeza Nlandu et se transforma en formation politique au milieu des années 1950. Elle joua un rôle moteur dans la lutte pour l'indépendance du Congo belge. Le 4 janvier 1959, l'interdiction d'une réunion de ce parti déclencha une émeute suivie d'un massacre à Léopoldville. Le 11 janvier 1959 l'association fut officiellement dissoute.

Le président de l'ABAKO, Joseph Kasa-Vubu sera le premier président du Congo indépendant. Daniel Kanza, le Vice-Président de l'ABAKO, deviendra le Premier bourgmestre de Kinshasa tandis que son fils, Thomas Kanza, premier universitaire congolais diplômé en Belgique, sera membre du Gouvernement Lumumba.

L'ABAKO est dissoute en 1966 lorsqu'un régime autoritaire de type présidentiel, s’appuyant sur un parti unique, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR), est instauré

Le sigle ABAKO est aujourd'hui utilisé par l'Alliance des Bâtisseurs du Kongo, parti politique.

 

Les étapes d'une vie consacrée au bien public.

 

 

Le Président est né au village de Kinkuma-Dizi, près de Tshela, au Mayumbe. Sa mère mourut quand il avait quatre ans, son père s'occupait de cultures.

 

 

 

1925,

 

Il a douze ans, il est baptisé et commence des études primaires à la maison de Kizu, tenue par des missionnaires de Scheut.

Après la poursuite de ses études primaires, il fait ensuite l'ensemble de ses études secondaires au petit séminaire de Mbata-Kiela.

1936 à 1939,

il décida d'étudier la philosophie au grand séminaire de Kabwe, au Kasaï.

1940,

C'est le moment où il termina ses études de moniteur à Kangu. Il devient alors titulaire de la classe de sixième. Mais il a tellement de projets, qu'après avoir travaillé un temps soit peu auprès de la Société forestière et agricole du Mayumbe (Agrifor), il postule et obtient une place à l'administration centrale.

1941,

Joseph KASA-VUBU épouse alors à Kangu Mama Hortense N'GOMA MASSUNDA.

de 1942 à l'indépendance,

Il travaille à l'administration des finances, à Léopoldville, remplissant les fonctions d'aide-comptable du service des approvisionnements. D'une honnêteté scrupuleuse et doué d'un sens des responsabilités remarquable, il acquit la confiance et l'estime de ses chefs. Sa vie professionnelle se déroula de manière digne et paisible

Dès sa venue à Léopoldville, Joseph KASA-VUBU avait déjà conçu l'idée qu'il fallait que "les choses changent" au Congo Belge.

1946,

Il représente son adhésion en tant que membre de l'Union des intérêts sociaux congolais - UNISCO, ou il a tenu une conférence qui s'intitulait "le droit du premier occupant". Sous le couvert d'un exposé de droit coutumier, Joseph KASA-VUBU y développait l'idée que "le sol du Congo appartenait aux premiers occupants, c'est à dire aux Congolais, et qu'il devait par conséquent leur être rendu". Ce discours politique et révolutionnaire, était celui d'un précurseur.

 

 

 

 

1954,

 

 

Elu Président de l'Association des Bakongo 'ABAKO', mouvement ethnique et culturel destiné à "unifier, conserver et perfectionner la langue ki-kongo".

23 août 1956,

Il décide de poser de manière retentissante, le premier acte de sa carrière politique, en réclamant à l'occasion de la publication du manifeste de l'Abako, l'indépendance immédiate.

Désormais, en butte aux calomnies des milieux coloniaux, Joseph KASA-VUBU est accusé de xénophobe et de vouloir l'indépendance pour le Bas-Congo uniquement.

Il se défendra avec énergie contre ces accusations et dira lors de son discours du 6 janvier 1957:

"En ce qui concerne l'intérieur du pays, notre entente est générale. Mais nous devons former un front unique. Car il n'y a ni frontières, ni barrières, entre les Congolais du Haut-Congo et ceux du Bas-Congo. Notre collaboration avec les européens, demeure traditionnelle. Elle est celle de nos ancêtres pleine d'humanité et de charité".

Son courage lui vaudra ainsi qu'à son parti, une victoire éclatante aux élections communales de 1957. L'Abako remporte près de 80% des suffrages. Quelques jours plus tard, Kasa-Vubu est élu bourgemestre de Dendale.

Bourgemestre, Kasa-Vubu comprend immédiatement qu'il peut tirer, de l'élection massive et populaire qui l'a porté au pouvoir, une force beaucoup plus considérable que celle qui découle des fonctions qu'il occupe.

le 20 avril 1958,

 

A l'occasion de son installation solennelle comme bougmestre de Dendale, il prononce devant les autorités coloniales, un discours qui fait scandale dans lequel il réclame des élections générales au suffrage universel et l'autonomie interne. Ce discours lui vaut une sanction de la part de l'administration.

 

Durant les dernièrs mois de cette année, tandis que les congolais s'éveillent peu à peu à la conscience politique, le Belgique s'efforce de revoir sa politique coloniale, tout en se refusant à entamer le dialogue avec Kasa-Vubu. Celui-ci se consacre au renforcement et à l'extension de son parti et s'emploie à contenir le mécontentement qui grandit parmi ses membres.

 

 

 

le 4 janvier 1959,

 

A l'occasion de l'interdiction, par l'autorité, d'une réunion sectionnaire de l'Abako, Léopoldville est le théâtre d'émeutes sanglantes. Les principaux leaders du mouvement sont arrêtés. Kasa-Vubu parvient à s'enfuir, mais après quelques jours, il vient se présenter lui-même aux autorités. Il est arrêté à son tour et emprisonné. Il a été démontré depuis que ces arrestations ont constitué une erreur, non seulement sur le plan politique, mais également sur le plan judiciaire.

 

 

Le ministre du Congo, Monsieur VAN HEMELRIJCK s'en rend compte, et devant la mauvaise volonté de l'administration coloniale, il vient lui-même à Léopoldville libérer Kasa-Vubu. Ensuite, il l'emmène avec lui à Bruxelles. Le leader de l'Abako y séjournera durant deux mois, qu'il mettra à profit pour visiter la Belgique.

 

 

A la fin de son séjour, il publie une déclaration où il prend position en faveur "d'une sorte de fédération des entités provinciales autonomes". Pour Kasa-Vubu, "la nation congolaise sera formée librement et de commun accord avec toutes les peuplades du Congo. Il s'agit donc de former ensemble une conscience nationale imposée, l'unité du Congo demeurera vulnérable".

 

 

La déclaration précise que "les bakongo se réjouissent de ce que leurs compatriotes sont, à quelques nuances près, du même avis qu'eux dans l'expression de la volonté nationale".

 

 

De retour à Léopoldville, Kasa-Vubu constate qu'un profond divorce existe entre le ministre et l'administration coloniale. Le leader de l'Abako tente un dernier effort pour renouer le dialogue avec l'administration. Hélas, sa tentative échoue, et il se voit contraint à une attitude d'opposition systématique. C'est ainsi qu'il décide notamment le boycott des élections communales prévues pour le mois de décembre 1959. Les négociations que Kasa-Vubu mène à ce sujet, à Léopoldville et à Bruxelles, avec le nouveau ministre du Congo, Monsieur DE SCHRYVER, n'aboutissent à aucun résultat.

 

 

Par ailleurs, Kasa-Vubu s'efforce de grouper autour de lui et de l'Abako les partis politiques qui partagent ses idées quant à l'avenir politique du Congo.

 

 

décembre 1959,

 

 

il réunit à Kisantu un important Congrès des partis ralliés à la thèse d'une fédération congolaise. Ainsi, il devenait le représentant non seulement de son propre parti, mais d'une véritable coalition nationale.

 

 

Quelques semaines plus tard, le ministre DE SCHRYVER réunit à Bruxelles la Table Ronde politique.

 

 

Tout au long de cette conférence, Kasa-Vubu défendra des positions très dures, réclamant tout d'abord un gouvernement provisoire, et ensuite, que la Table Ronde s'érige en constituante: ainsi il traduit son souci de voir le Congo doté d'une constitution qui soit l'oeuvre des Congolais eux-même. La conférence ayant rejeté ses vues, Kasa-Vubu, pendant plusieurs journées, refusera d'y siéger.

 

 

Après la Table Ronde, la Belgique reprendra partiellement les idées du président de l'Abako, en installant à Léopoldville un Collège exécutif général, partageant avec le gouverneur le pouvoir de décision.

Kasa-Vubu est chargé plus particulièrement des questions économiques et financières.

 

 

mai 1960,

 

 

Aux élection législatives, l'Abako remporte tous les sièges dans le Bas-Congo et trois sièges sur quatre à Léopoldville, soit 12 sièges au total. Aucun parti n'obtient une victoire suffisante pour qu'il puisse gouverner seul. Deux regroupements politiques se forment, l'un autour du Mouvement National Congolais, de Patrice Lumumba; l'autre sous l'appellation Cartel d'Union Nationale, autour de Kasa-Vubu.

Monsieur Lumumba, désigné comme formateur, obtient la confiance des chambres le 23 juin, par 74 voix sur 137.

 

 

Le lendemain, Joseph Kasa-VUBU est élu chef de l'Etat, par les Chambres réunis. Il obtient 159 voix sur 213.

 

 

le 27 juin 1960,

 

 

devant les Chambres réunies, le président Kasa-Vubu prête le serment suivant:

 

 

"Je jure d'observer les lois de la nation congolaise, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire".

 

 

 

le 30 juin 1960,

 

 

Jour de la proclamation de l'indépendance, le président Kasa-Vubu appele une nouvelle fois les congolais à s'unir dans "une communauté d'efforts, de peines et de travail".

 

 

juillet 1960,

 

 

Le Congo traverse une crise grave, qui s'accompagne d'une menace d'intervention étrangère. En compagnie de son premier ministre, le président Kasa-Vubu s'efforce partout d'apaiser les esprits, tout en apportant son appui aux mesures prises par le gouvernement en vue de sauvegarder l'indépendance nationale.

 

 

Quelques semaines plus tard, devant l'aggravation de la situation la menace d'une guerre civile et le massacre des populations innocentes, le président Kasa-Vubu décide de faire usage de son droit constitutionnel de révoquer les membres du gouvernement. Le fait que le chef du gouvernement, Monsieur Lumumba, se rebelle alors contre cette décision, engendre un conflit particulièrement pénible.

 

 

Durant la période sombre qui suivit, le président Kasa-Vubu s'efforça avec une inlassable patience de rétablir au Congo l'union des esprits et des coeurs.

 

 

Au cours des conférences politiques qui se tiennent successivement à Tananarive et à Coquilhatville, il parvient à sauvegarder l'intégrité du territoire et à restaurer progressivement l'unité du pays.

 

Ses efforts sont couronnés par la constitution, au mois d'août 1961, à Lovanium, d'un gouvernement d'union national, présidé par Monsieur Cyrille ADOULA.

 

 

Le président Kasa-Vubu déclare à l'occasion de la réouverture du Parlement:

 

"Le Parlement est une institution politique essentielle de notre pays. Il fallait le plus tôt possible lui permettre d'exercer à nouveau le pouvoir législatif et de contrôler le gouvernement nommé par le chef de l'Etat"

 

"C'est avec émotion, c'est avec un véritable soupir de soulagement que je salue la rentrée en scène du Parlement. Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés, c'est aujourd'hui, je crois, la date la plus importante depuis notre indépendance, parce que mûris et fortifiés par l'expérience du malheur, vous vous retrouvez tous, décidé à oublier suffisamment ce qui vous oppose, pour vouloir avant tout sauver le pays. C'est surtout votre volonté d'entente, c'est votre volonté d'aboutir qui ont permis la réouverture du Parlement".

 

Dès lors, le chef de l'Etat joue un rôle prépondérant en vue d'assurer le fonctionnement harmonieux des institutions nationales. Les chambres législatives l'invitent régulièrement à inaugurer leurs sessions. Le gouvernement de son côté sollicite son appui.

 

 

Exerçant pleinement ses fonctions d'arbitre, le président, dans son message à la nation en date du

4 novembre 1962, déclara notamment :

 

 

" Nous savons l'inquiétude qui s'est emparée des membres du Parlement à la suite de certaines rumeurs faisant état d'une prochaine dissolution des Chambres législatives. Qu'ils soient pleinement rassurés. Il n'entre nullement dans nos intentions de procéder, dans les circonstances actuelles - en vertus des pouvoirs que nous confère la loi - à une mise en vacances des Chambres. Nous croyons cependant que députés et sénateurs ne peuvent pas - ne doivent pas - ignorer cette opinion qui se crée ni la minimiser : bien au contraire toute leur action doit tendre à la corriger. Aussi importe-t-il de rechercher la source du mal afin d'y apporter un remède efficace".

 

Hélas, cet avertissement ne devait pas être entendu. En effet, sur un point tout à fait capital, celui de la réunion d'une constituante appelée à remplacer la Loi fondamentale, oeuvre du Parlement belge, les Chambres congolaises se refusèrent à remplir leurs tâches.

 

 

 

 

Une dernière fois, le 26 août 1963, convoquant une session extraordinaire du Parlement pour l'amener à élaborer la Constitution, le président de la république lui adresse ses objurgations:

 

"Aujourd'hui nous pouvons envisager l'avenir sans trop d'appréhensions et nous astreindre aux travaux de consolidation de l'édifice national.

 

Or la base de cet édifice, le fondement pour ainsi dire de la nation, c'est la Constitution, c'est-à-dire la loi qui en fixe le statut politique, économique et social et qui doit la guider dans sa marche vers l'accomplissement de ses grandes destinées. L'élaboration de la Charte fondamentale devient un impératif national, parce que c'est elle, cette Charte, qui doit délimiter les attributions respectives des pouvoirs de l'Etat et des entités provinciales, conditionner leurs initiatives, harmoniser leur action politique et administrative pour la sauvegarde de la chose publique et des intérêts essentiels de la nation.

 

Des circonstances particulières nous ont obligés de vivre jusqu'à ce jour sans une constitution propre. Cette situation nous a valu cette crise dangereuse pendant laquelle l'anarchie s'était installée chez nous, faisant courir de grands risques à la souveraineté même de notre jeune République.

 

 

 

Par un de ces miracles de l'histoire et qui ne se répète pas souvent, la nation congolaise a survécu. Maintenant que la crise est passée, il est de mon devoir de chef de l'Etat de mettre tout en oeuvre pour prévenir le retour de pareilles circonstances, et d'empêcher la perpétuation d'une situation encore instable. Et elle se perpétuera, croyez-m'en, si nous négligeons de doter notre pays d'une constitution.

 

Pas d'élections législatives sans constitution: or, le renouvellement des Chambres devant avoir lieu prochainement, il s'avère dès lors d'une urgence extrême que soit fixée la date à laquelle le peuple sera appelé à désigner ses nouveaux représentants, et les modalités selon lesquelles devront se tenir ses grandes assises. Le défaut d'élaboration de la constitution dans les délais voulu, fera courir au pays le risque de se trouver en face d'un vide et de le remplacer devant une situation inextricable aux conséquences imprévisibles.

 

Quelques jours plus tard, devant la carence des Chambres, le président Kasa-Vubu décide de les mettre en vacances et de convoquer une conférence constitutionnelle composée de Congolais de toutes les régions du Congo et de toutes les catégories sociales.

 

 

10 janvier 1964,

 

 

A Luluabourg, à l'occasion de l'ouverture solennelle des travaux de la commission constitutionnelle, le chef de l'Etat déclare aux participants:

 

"La tâche que les élus du peuple n'ont pu accomplir, c'est à vous, Messieurs, qu'elle échoit. Votre mandat, vous le tenez du peuple congolais lui-même qui a dicté et approuvé ma décision. Venu de tous les milieux et de toutes les couches sociales, vous représentez ici l'éventail le plus complet de l'opinion nationale. Aurions-nous pu trouver une meilleure représentation que celle de l'Assemblé de ce jour ?

Qui vous contestera valablement le mandat que vous assumerez au cours de vos travaux qui débutent ce

jour ?

Le verdict du peuple, seul, tranchera. Ce verdict approuvera votre oeuvre si, vous dépouillant de vos préoccupations personnelles et particulières et vous oubliant vous-mêmes, vous vous consacrez à traduire scrupuleusement les désirs réels et les aspirations profondes des populations. Ce qui importe, ce n'est pas ce que vous voulez, mais ce que le peuple veut. J'y insiste car - nous en avons la preuve - le contraire mènera inévitablement à un divorce entre mandants et mandatés.

 

Toutefois, ce respect de la volonté populaire n'exclut pas son contrôle par ceux qui en détiennent légalement le mandat. Car c'est pour eux aussi un devoir impérieux d'examiner minutieusement le bien-fondé de cette volonté et de ses conséquences. C'est un devoir auquel ils ne peuvent d'ailleurs se dérober et pour l'exécution duquel il leur est fait confiance parce qu'ils sont eux, à même d'évaluer à l'avance les effets d'une action dans ses développements ultérieurs.

 

C'est la tâche des dirigeants de guider le peuple dans la voie qui peut lui assurer le bonheur auquel il aspire et vers lequel convergent tous ses efforts".

 

 

La commission constitutionnelle, fit du bon travail et rédigea un texte qui fut adopté par référendum populaire et promulgué le 1er août 1964.

 

Voilà comment le président Joseph Kasa-Vubu a rempli les étapes d'une vie consacrée au bien public...

 

 

   

 

Publié dans DOSSIER DU JOUR

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