DOSSIER DU JOUR

Jeudi 11 septembre 2008

 

Attentats  11-Septembre

 

 

Ce jour a donné son nom au 11-Septembre (aux États-Unis, 9/11, nine eleven), par référence aux attentats du 11 septembre 2001. L'expression devient dans ce cas un nom propre, avec trait d'union et majuscule à la deuxième partie du nom.

 

Attentats : les faits

Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à 45 000 litres chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

 

Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques , principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l'air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion [réf. nécessaire]. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans du vol American 11 pour tenir les passagers à l'écart de la première classe. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a pu établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux multifonction Leatherman . Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l'American 77).

 

L'expression attentats du 11 septembre 2001 (abréviations : 11/9, 11 septembre et, en anglais, 9/11) désigne une série d'événements dramatiques qui ont eu lieu dans le nord-est des États-Unis le mardi 11 septembre 2001. Quatre avions de ligne sont détournés, trois d'entre eux sont projetés contre des immeubles hautement symboliques : les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, à New York, et le Pentagone, siège du département de la Défense des États-Unis, à Washington. Les tours se sont effondrées moins de 2 heures plus tard. La tour 7 du WTC s'est effondrée dans l'après-midi. Le quatrième avion s'est écrasé en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie.

 

Le rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, publié fin août 2004, a conclu à la responsabilité du réseau Al-Qaida, en affirmant que les dix-neuf pirates de l'air impliqués dans ces attentats-suicides en étaient membres et que le commanditaire en était Oussama Ben Laden qui s'est félicité de ces attaques dans des vidéos diffusées en novembre et décembre 2001[1]. L'explication institutionnelle a cependant été contestée et cela a engendré quelques théories du complot mettant principalement en cause l'administration Bush.

 

Ces attentats ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center ayant été diffusées en direct, ainsi que l'effondrement complet des trois tours du WTC à Manhattan. Le choc psychologique a été considérable au plan international. Ces attentats ont généré des effets puissants et persistants, notamment politiques et économiques. Le gouvernement américain a institué une législation sécuritaire et, en dénonçant un nouvel « Axe du Mal », s'est lancé dans une « guerre contre le terrorisme ».

 

Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à 2 973 morts et 24 disparus. Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d'autres, notamment parmi les sauveteurs, sont atteintes de maladies induites par l'inhalation de poussières toxiques.

 

Bilans humain et matériel

 

Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

 

Près de 1 360 personnes dans la tour Nord et 600 dans la tour Sud ont été bloquées au-dessus et au niveau des impacts. Confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ deux cents d'entre elles ont préféré sauter dans le vide, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents. D'autres encore ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtées à des portes d'accès verrouillées. Seules dix-huit purent s'échapper de la tour Sud.

 

Sur les 2 780 personnes ayant perdu la vie dans les tours jumelles, seuls 293 corps ont été retrouvés. Près du quart des 20 000 fragments d'os et de tissus récupérés a pu être attribué, laissant sans trace quelque 1 151 disparus. Ce travail d'identification était achevé au début 2005. En avril 2006, trois cents fragments osseux (de longueur inférieure à 2 cm) étaient découverts dans les débris accumulés sur le toit de l'immeuble de la Deutsche Bank, situé à quelque cent trente mètres au sud de WTC2L'institution qui réalisa cette identification en utilisant les marqueurs ADN, le National Criminal Justice Reference Service, avait rapporté « le degré incroyable de fragmentation [des corps], avec une moyenne de seulement sept fragments récupérés par victime ».

 

Avec l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés

 

Les gigantesques nuages de poussière générés par ces destructions ont induit les plus grands mouvements de panique que la ville de New York ait connue. Ils ont en effet envahi tout le sud de la péninsule de Manhattan et même traversé le fleuve pour atteindre Brooklyn. Il y a eu de nombreux blessés et un certain nombre de disparus, peut-être même des morts (jamais confirmé). Dans un autre domaine, la police de New York a enregistré beaucoup de vol des boutiques et magasin du quartier des affaires ainsi que des dégradations volontaires.

Par SALOMON BIMANSHA
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Vendredi 5 septembre 2008



Hommage 05  SEPTEMBRE  1997 DECES  DE 




Mère Teresa,

 

  (née Agnès Gonxha Bojaxhiu -: [agnɛs gonˈʤa bɔˈjaʤju] - le 26 août 1910 à Skopje, Empire ottoman aujourd'hui en Ancienne République Yougoslave de Macédoine, morte le 5 septembre 1997 à Calcutta, Inde) est une religieuse catholique albano-indienne. Elle est surtout connue pour son action personnelle caritative et la fondation d'une congrégation de religieuses, les Missionnaires de la Charité qui l'accompagnèrent et suivirent son exemple. Cela commença avec l'ouverture du 'mouroir' de Kalighat (Nirmal Hriday) de Calcutta.

 

Durant plus de 40 ans, elle consacra sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants d'abord en Inde tout en guidant le développement des Missionnaires de la Charité puis à travers son œuvre dans d'autres pays. Perçue comme un modèle de bonté et d'altruisme, son nom a été régulièrement évoqué dans la presse indienne et occidentale pendant la deuxième moitié du XXe siècle.

 

L'œuvre des Missionnaires de la Charité continue à s'étendre rapidement et au moment de la mort de Mère Teresa représentait déjà 610 missions dans 123 pays incluant des hospices et des maisons d'accueil pour les hommes et les femmes atteints de la lèpre, du sida, de la tuberculose, des soupes populaires, des centres d'aide familiales, des orphelinats et des écoles.

 

Biographie

 

 Premières années

 

Elle naît à Skopje, alors ville de l'Empire ottoman, le 26 août 1910, troisième et dernier enfant de la famille Gongea-Boiaxhiu, d'ascendance de Mirdita (région albanaise) comme le démontrent les prénoms de ses parents, Kol (le père, d'origine macédo-roumaine) et Drane (la mère). La famille s'était réfugiée en Macédoine (Skopje) à cause de questions de vengeance, changeant le nom en Boiaxhi pour perdre les traces. Elle perd son père en 1919 à l'âge de 9 ans. Désirant être envoyée en Inde, elle quitte la Macédoine et, en septembre 1928, elle rejoint le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, où elle est admise comme postulante. Elle y reçoit le nom de sœur Mary-Teresa, se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux. Elle arrive en Inde en janvier 1929.

 

Après deux années de noviciat à Darjeeling (ville), maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires, c'est à partir de cette date qu'elle se fait appeler Sœur Teresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l'école Sainte-Marie en 1944.

 

 

 Missionnaire de la Charité

 

Le 10 septembre 1946 est le jour où tout changea dans sa vie : au cours d'un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu'elle rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu'elle appelle «l'appel dans l'appel»: le désir de servir au nom du Christ les plus pauvres. Elle eut toujours le soutien de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Perier, qui cependant, étant donné le caractère extraordinaire de cette 'exclaustration' en référa aux autorités romaines. Le Pape Pie XII lui accorda la permission (avril 1948) requise et Mère Teresa put quitter l'ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Cette même année, Sœur Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948 elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et s'installe dans un bidonville (à Taltola) avec quelques autres religieuses qui l'ont suivie. Rapidement des jeunes filles éprises de service évangélique se joignent à elles. Mère Teresa décide alors d'organiser le groupe en lui donnant une ligne de vie religieuse: c'est la fondation de la congrégation des Missionnaires de la Charité, établie officiellement dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950. Elle porte désormais le nom de Mère Teresa.

 

Développement de l'œuvre

 

Dans le courant des années 1960, l'œuvre de Mère Teresa s'étend à presque tous les diocèses de l'Inde.

 

En 1963 elle fonde, avec le jésuite Travers-Ball la branche masculine de la congrégation: les Frères Missionnaires de la charité.

 

En 1965, des Religieuses partent au Vénézuela.

 

En mars 1967, l'œuvre de Mère Teresa s'est accrue d'une branche masculine: la "Congrégation des Frères Missionnaires". Et en 1969, est née la Fraternité des collaborateurs laïcs des Missionnaires de la Charité.

 

En mars 1968, le pape Paul VI demande à Mère Teresa d'ouvrir une maison à Rome. Dans le même temps, les Soeurs œuvrent au Bangladesh, pays alors dévasté par une horrible guerre civile et de nombreuses femmes violées par les soldats.

 

Au Yémen, pays musulman où aucune influence chrétienne n'a pénétré depuis huit cents ans, Mère Teresa décide d'envoyer des Sœurs

 

Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu'elle accepte «au nom des pauvres». Dans son discours, elle présente l'IVG comme le «principal danger menaçant la paix mondiale».

 

Dans les années 1980, l'Ordre fonde en moyenne quinze nouvelles maisons par an. À partir de 1986, il s'installe dans des pays communistes, jusque-là interdits à tout missionnaire: l'Éthiopie, le Sud-Yémen, l'URSS, l'Albanie, la Chine.

 

En 1982, dans une des hauteurs du siège de Beirouth, mère Teresa sauve 37 enfants pris au piège à l'hôpital dans une ligne de front entre l'armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu et accompagnée par la Croix Rouge, elle traverse la zone de tir jusqu'à l'hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients.

 

En 1984, elle fonde les « pères missionnaires de la Charité » avec le père Joseph Langford. Le 11 décembre de la même année, elle vient assister les victimes de la catastrophe de Bhopal, quelques jours après le désastre.

 

En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l'accueil des malades du sida.

 

Elle est hospitalisée à deux reprises en 1988 et 1989 pour troubles cardiaques et on lui pose un stimulateur cardiaque. Le pape Jean-Paul II lui demande de prendre soin de sa santé.

 

En 1990, elle est réélue comme supérieure générale des Missionnaires de la Charité pour un troisième mandat, bien qu'elle ait exprimé le désir de se retirer. Comme cela était contraire aux statuts de la congrégation, une permission spéciale du Saint-Siège fut nécessaire.

 

Elle est hospitalisée en avril 1996 suite à une fracture de la clavicule. Puis de nouveau en août à cause de crises de malaria. Elle reprend toujours son travail dans les bidonvilles aussitôt sortie.

 

Au chapitre général de la congrégation qui se réunit en mars 1997, la Sœur Mary Nìrmala Joshi (64 ans) est élue pour lui succéder comme supérieure générale.

 

Le 5 septembre 1997, Mère Teresa s'éteint à 87 ans. À ce moment, près de 4 000 sœurs des Missionnaires de la Charité sont réparties en 610 communautés dans 123 pays.

 

Honneurs

 

1962 La Médaille Padma Shri haute distinction civile indienne, l'Ordre du Lotus et le Prix Ramon Magsaysay à Manille aux Philippines pour l'entente internationale qui consacrent la reconnaissance et la notoriété dont elle bénéficie en Asie, alors qu'elle demeure encore relativement encore inconnue en Europe.

1970 Plusieurs prix internationaux: le Good Samaritan Award aux États-Unis, le Prix Jean XXIII de la Paix en Italie et le Templeton Award en Angleterre.

1979 Le Prix Nobel de la paix

1980 La Bhârat Ratna. Décoration civile la plus prestigieuse de l'Inde, récompensant une réussite exemplaire.

1981 La Légion d'honneur haïtienne

1997 Nommée citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique
  

19 octobre 2003 béatification par le pape Jean-Paul II . Elle devient ainsi la 1315e personne à être déclarée bienheureuse par Jean-Paul II en 25 ans de pontificat.

 

 

 

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Vendredi 11 avril 2008
A  partir   de samedi   12 Avril 2008  le  nouveau  Blog Digital Café  
http://digitalcafe.over-blog.com
Par SALOMON BIMANSHA
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Jeudi 10 avril 2008

William Booth, né à Nottingham (Nottinghamshire) le 10 avril 1829 et mort à Londres le 20 août 1912, est un pasteur méthodiste britannique, fondateur de l'Armée du salut.

 

William Booth était le seul garçon des quatre enfants survivants de Samuel Booth et de Mary Moss Booth. Comme son père était un entrepreneur de maçonnerie dont les affaires ne marchaient pas très bien, la famille était pauvre, et Samuel fut contraint de mettre son fils au travail alors que William n'avait que treize ans. Il le fit embaucher par un prêteur sur gages. De ce fait ses études restèrent sommaire, mais il lut beaucoup et se forma lui-même à l'écriture et plus tard au discours.

 

Il passe son adolescence dans un quartier pauvre de la ville industrielle de Nottingham. Anglican par sa famille et sa première éducation religieuse, il se rattache à l’Église méthodiste à l’âge de treize ans.

 

Alors qu’il était pasteur dans les quartiers pauvres à l’est de Londres, il a fondé l’Armée du salut.

 

 

L'Armée du salut est, à l'origine un mouvement religieux fondé en 1865 par William Booth (1829-1912), pasteur méthodiste. C'est un mouvement international, présent dans 111 pays, qui fait partie de l'ensemble des Églises chrétiennes.

 

Ce mouvement n'a pas de doctrine spécifique par rapport au protestantisme habituel. Il insiste cependant sur la certitude d'un salut offert à tous par le Christ et de la transformation possible de tout être humain par sa grâce. Il est spirituellement influencé par le piétisme, et dans la lignée du christianisme évangélique.

 

Objectif 

Sa mission est d'annoncer l'Évangile de Jésus-Christ. Elle met en pratique ses principes chrétiens dans son action sociale, sans discrimination.

 

 

 Histoire 

William Booth fonde l'Armée du salut en 1865, en pleine révolution industrielle. À cette époque, les foules ouvrières s'entassent dans les quartiers pauvres d'East End (à l'est de Londres). À l'instar de Karl Marx qui y trouvera les fondements de son idéologie révolutionnaire, matérialiste, athée et basée sur le principe des masses, William Booth va proposer un autre moyen de salut à ces populations qui vivent dans la misère. Pour lui, le progrès social, politique et économique devrait découler d'une profonde transformation intérieure de l'homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l'Évangile. William Booth, sait cependant qu'avant de parler à quelqu'un de la promesse biblique, il faut pouvoir lui proposer des conditions de vie décentes sur terre. C'est l'origine de la devise : "Soup, soap, salvation" (Soupe, savon, salut).

 

Sous l'impulsion de la "Maréchale" Booth (fille de William) et de la famille Peyron, notamment Albin père et fils et de Blanche Peyron, l'Armée du salut est présente en France depuis 1881, elle crée alors l'Association des Œuvres Françaises de Bienfaisance de l'Armée du salut, reconnue d'utilité publique en 1931. Après avoir été interdite sous l'occupation, l'AOFBAS reprend son activité.

 

Depuis le 11 avril 2000, l'Armée du Salut France est scindée en deux ; la Fondation Armée du Salut et la Congrégation Armée du Salut.

 

La Congrégation de l'Armée du Salut, dont la devise est "Avec Dieu, avec l'autre, avec soi", porte les valeurs de l'Armée du Salut. Elle dispose aujourd'hui de 25 postes dévangélisation dans toute la France et anime une aumônerie dans nombre d'établissements de la Fondation.

 

La Fondation de l'Armée du Salut, reconnue d'utilité publique et dont la devise est "Secourir, accompagner, reconstruire", compte 45 établissements d'action sociale en France. Elle est habilitée à recevoir legs et donations et fonctionne pour beaucoup grâce à la générosité de ses donateurs.

 

En Suisse, l'Armée du salut est présente depuis 1882. Elle a commencé son activité par la ville de Genève.

 

 

 Une structure militaire 

 

Pour regrouper et mettre à l'œuvre les nombreux convertis qui le suivent, William Booth s'inspire du modèle militaire. Son organisation adopte vite une hiérarchie, une discipline, un uniforme, des règlements. Aujourd'hui, le quartier général international est toujours basé à Londres. Un général y coordonne l'action au niveau mondial et fixe les grandes orientations. Depuis le 2 avril 2006, le général Shaw Clifton  exerce cette fonction. Chaque territoire possède un quartier général national.

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Mercredi 9 avril 2008

Frères siamois

 

Les frères siamois (sœurs siamoises au féminin) sont des jumeaux réunis par une partie de leur corps à la naissance. Cette pathologie ne survient   qu'en cas de grossesse gémellaire monochoriale monoamniotique. On doit lui préférer le terme de jumeaux fusionnés.

 

Ils doivent leur nom à Eng et Chang Bunker, jumeaux fusionnés originaires du Siam l'ancien nom des habitants du Siam (aujourd'hui Thaïlande, dont les habitants sont maintenant appelés Thaïlandais  réunis par la taille, qui se rendirent à Paris sous le Second Empire en vue d'une intervention chirurgicale. La séparation, jugée impossible à l'époque, ne put avoir lieu.

 

Histoire 

Un manuscrit de la fin du XIIe siècle décrit un cas de deux frères siamois, nés vers 940, et corroboré par un second écrit contemporain (Léon Diacre). Le décès à l'âge adulte de l'un des deux a mené à une tentative de séparation se soldant par la mort du second trois jours plus tard.

 

Les sœurs britanniques Mary et Eliza Chulkhurst, jointes par le dos (pygopagus), vécurent de 1100 à 1134 et sont le cas le plus connu de jumeaux siamois. Un autre couple de siamois célèbres sont les 'Frères Ecossais', jumeaux dits de type dicephalus soit deux têtes partageant le même corps (de 1460 à 1488); les jumelles pygopagus Helen et Judith de Szony, Hongrie (de 1701à 1723), qui connurent un bref succès musical avant d'être envoyées au couvent, et Rita et Cristina Parodi de Sardaigne, nées en 1829. Rita et Cristina étaient des jumelles dicephalus tetrabrachius (un corps pour quatre bras) et bien qu'elles moururent à l'age de 8 mois, elles eurent un certain succès, leurs parents les exposant comme curiosités à Paris.

 

D'autres siamois furent célèbres au long du XIXe siècle et firent carrière dans les arts, bien qu'aucun couple n'atteignit la renommée des frères Chang et Eng.

 

Millie et Christine McCoy (ou McKoy), jumelles pygopagus, nées esclaves en Caroline du Nord en 1851 furent vendues à un homme de cirque, J.P. Smith, à la naissance, mais furent ensuite kidnappées par un rival qui les emmena en Angleterre. Lorsque le pays abolit l'esclavage, Smith se rendit en Angleterre pour récupérer les filles et amena avec lui leur mère, dont elles avaient été séparées. Son épouse et lui-même prirent en charge leur éducation et leur apprirent 5 langues, à jouer de la musique et à chanter. Elles firent carrière sous le nom de 'Rossignol à deux têtes' et tournèrent avec le cirque Barnum. Elles moururent en 1912 de tuberculose, à 17 heures d'intervalle.

 

Siamois connus:

 

Rosa et Josepha Blazek de Bohème (1878-1922);

Lucio et Simplicio Godina de Samar, Philippines (1908-1936);

Daisy et Violet Hilton de Brighton, dans l'East Sussex, en Angleterre (1908-1969);

Mary et Margaret Gibb de Holyoke, Massachusetts (1912-1967);

Yvonne et Yvette McCarther de Los Angeles, Californie (1949-1992);

Ladan Bijani et Laleh Bijani de Shiraz, Iran (Perse) (1974-2003);

Ronnie et Donnie Galyon de l' Ohio (1951-;), les siamois les plus vieux vivants au monde.

Lori et Reba Schappell de Reading, Pennsylvanie (1961-;)

Ganga et Jamuna Shreshta du Nepal, séparés à Singapore in 2001;

Krista et Tatiana Hogan de Vancouver, Colombie Britannique (2006-),jumeaux craniopagus;

A Guntur, en Inde les paires suivantes ont été séparées avec succés: Ram & Laxman 1992, Anjali & Geetanjali 1993, Rekha & Surekha 1998 et Veena & Vani 2004;

Abigail et Brittany Hensel, (1990-), nées à Carver County, Minnesota, États-Unis, jumelles dicéphales.

Lotti et Rosemarie Knaak (craniopagus) nées à Hambourg.

Peter Sterling et Brett Kenny de Paramatta, Sydney séparés.

 

 Formation 

La formation de jumeaux fusionnés survient très tôt dans le développement de l'embryon, quelque temps après l'ovulation. Si la séparation n'a pas rapidement lieu, une fusion des jumeaux apparaît .

 

 

 Séparation 

L'opération chirurgicale pour séparer des siamois peut selon le point de réunion être très complexe et risquée pour les patients. Dans plusieurs cas, le résultat de l'opération a entraîné la mort de l'un ou des deux jumeaux. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, les médecins n'hésitent pas à ne pas réaliser d'opération et même à stopper une opération en cours si les chirurgiens s'aperçoivent du trop grand risque pour les patients .

 

Dans ce domaine, certaines équipes médicales d'Arabie saoudite ont une grande expérience.

 

Les cas de jumeaux fusionnés inopérables sont principalement ceux n'ayant pas un cœur séparé ou reliés par la tête.

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Mardi 8 avril 2008

 

8  Avril  1861 Mort   D’ Elisha Graves Otis

 

Elisha Graves Otis (Halifax, 3 août 1811 - 8 avril 1861) était un inventeur américain, fondateur d'Otis Elevator Company.

Il se rend célèbre en 1853 en inventant le « parachute », un système de frein de sécurité révolutionnaire empêchant la chute des ascenseurs en cas de rupture du câble, et en le démontrant de façon spectaculaire : perché sur une plate-forme de levage bien au-dessus de la foule du Crystal Palace à New York, il stupéfie l’assistance en ordonnant dramatiquement de couper avec une hache la seule corde de suspension de la plate-forme sur laquelle il se tient. La plate-forme chute de quelques centimètres, puis s’arrête. « Sain et sauf, Messieurs ! », proclame-t-il...

Après ces débuts dramatiques, il crée la compagnie Otis Elevator Company, qui est aujourd'hui une division de United Technologies et la plus grande société d'ascenseurs dans le monde. M. Otis vend ses premiers ascenseurs sécurisés en 1853.

Le premier ascenseur à passagers est installé par Otis à New York en 1857. Après la mort d'Elisha Otis en 1861, ses fils Charles et Norton, se basant sur son héritage, créent Otis Brothers & Co en 1867.

Son invention permit au public d'avoir confiance dans les ascenseurs, ce qui fut déterminant pour l'émergence des gratte-ciel.

Un ascenseur est un dispositif assurant le déplacement en hauteur d'une charge. Il n'y a pas de distinction nette entre ce terme et d'autres comme monte-charge ou élévateur mais on le réserve souvent aux appareils destinés au transport vertical de personnes dans les bâtiments à niveaux multiples. Le terme désigne aussi couramment la cabine de l'ascenseur, qui n'est qu'un élément du dispositif.

 

Histoire

 

Les premiers ascenseurs connus datent de l'antiquité romaine et ont été décrits par Vitruve.

 

Si depuis des siècles des lieux inaccessibles comme les monastères grecs — qu'on appelle météores — ne pouvaient exister que grâce à des ascenseurs rudimentaires, c'est dans les mines qu'on situe en général leur apparition. C'est là en tous cas qu'on imagina de les doter d'un moteur à vapeur dès le début du XIXe siècle.

 

 1853, c'est un Américain, Elisha Otis, qui le dota d'un système de limiteur de vitesse déclenchant un système appelé parachute, stoppant la cabine et assurant la sécurité des personnes en cas de rupture du câble, et permettant, dès 1857, d'en équiper un bâtiment à New York. Dès 1864, l'ingénieur français Léon Edoux le dotera d'un moteur hydraulique et inventera le mot ascenseur. Il en équipera le marché aux bestiaux de la Villette en 1867. C'est en Allemagne cependant qu'on pensera en 1880 à un ascenseur électrique. En 1889 la Tour Eiffel est inaugurée avec un ascenseur remarquable dû aux efforts conjoints de Léon Edoux et des frères Otis qui ont succédé à leur père.

 

Ce n'est qu'en 1924 qu'un ascenseur sans liftier — le machiniste — fera son apparition, exigeant la mise au point d'automatismes et de dispositifs de sécurité. Les commandes deviennent électriques puis électroniques et se dotent de mémoire. Les grilles fixes ou articulées disparaissent, les portes se verrouillent automatiquement, etc.

 

Le moteur des ascenseurs modernes est contrôlé par un variateur de fréquence, qui joue sur la fréquence du courant d'alimentation et jauge le couple nécessaire au mouvement de manière à ce que les phases d'accélération et de décélération soient imperceptibles pour l'occupant de la cabine. de plus les ascenseurs modernes peuvent se passer de "local machinerie" (moteur de traction et armoire de commande situé en gaine) de Technologies récentes ils se nomment Gen II pour Otis, Monospace ou Regenerate chez Kone, Galaxy chez Thyssen, Smart chez Schindler...

Aspects techniques

Un ascenseur se compose d'une cabine qui se translate dans une gaine (aussi appelée trémie) généralement verticale. Cette cabine est supportée dans une structure parallélépipède appelée étrier, ou arcade, permettant le guidage et le support de la cabine. Le guidage de la cabine est réalisé par différents éléments :

 

Une partie fixe : les 2 guides, sont situés le long de la course de la cabine, de part et d'autre de la cabine. Ces guides ont habituellement une forme de T, bien que des guides rond furent utilisés.

Une partie mobile : les coulisseaux sont situés à chaque coins de l'étrier, et sont en appui sur les guides. Durant le déplacement de la cabine, ceux-ci glissent sur les guides.

Les ascenseurs hydrauliques sont mus par un compresseur oléo-électrique (pompe)situé dans une centrale ( reservoir d'huile de grandes capacites) qui comprime l'huile dans un vérin , qui peut etre télescopique situé en gaine. Ce vérin peut, par ailleurs, déplacer verticalement une poulie de mouflage, afin de multiplier la distance parcourue (par ex : le vérin monte d'1m, la cabine de 2m).

Les ascenseurs électriques à adhérence sont mus par des poulies entraînées par des moto-réducteurs électriques. Ceux -ci se trouvent en extrémité haute, ou basse de la gaine (dans ce cas, en partie haute sera placé un "local poulies"). L'étrier est suspendu à plusieurs câbles et est contrebalancé par un contrepoids. Ce contrepoids sert à équilibrer la charge, et à augmenter l'adhérence des câbles sur la poulie. Il permet, par ailleurs de diminuer la puissance nécessaire à l'entraînement de la cabine.

Les ascenseurs électriques avec treuil à tambour : Le câble fixé à l'étrier s'enroule ou se déroule sur un tambour . L'intérêt de ce système est la suppression du contrepoids, permettant un gain de place dans la gaine et une augmentation de la surface de la cabine, mais les performances s'en trouvent limitées.

L'ascenseur est piloté par une armoire de commande qui gère les déplacements de la cabine. Les ascenseurs électriques sont maintenant, pour la plupart, associés à un variateur de vitesse, qui permet un plus grands confort lors des accélération et décélération, et un positionnement de la cabine à l'étage indépendant de la charge.

 

Ce positionnement précis à l'étage, imposé par la loi SRU pour garantir l'accès aux personnes handicapées à l'échéance 2013, peut cependant être obtenu par un entretien correct des ascenseurs bi-vitesse non équipés de variateur. Le texte de loi ne rend pas obligatoire l'installation du variateur de vitesse dès lors qu'une précision d'arrêt de +- 20 mm peut être obtenue.

 

Le limiteur de vitesse permet l'enclenchement du parachute dans le cas ou la cabine dépasserait une vitesse excessive en descente. Les nouveaux ascenseurs, sont aussi protégés contre la vitesse excessive en montée.

Traditionnellement, les moto-réducteurs étaient utilisés pour la translation des ascenseurs électriques : l'arbre du moteur électrique entraîne vis sans fin lié à une roue dentée baignant dans l'huile : lorsque l'arbre du moteur fait un tour, la roue avance d'une dent. Ce système est de plus en plus remplacé par des systèmes dits "gearless" : l'arbre du moteur est en prise directe avec la poulie de traction. Le moteur a donc une vitesse de rotation beaucoup plus faible. L'avantage de ce système est l'amélioration du rendement de l'ensemble de traction, la suppression de la réserve d'huile (avantage pour l'environnement et la sécurité incendie) et une plus grande compacité permettant éventuellement la suppression du local machinerie.

La vitesse ascensionnelle maximale peut atteindre 17 à 18 mètres par seconde pour les ascenseurs équipant les tours les plus hautes telles que la tour 101 à Taipei.

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Lundi 7 avril 2008

 

Journée mondiale de la Santé 2008: protéger la santé face au changement climatique

 

Célébrée le 7 avril, la Journée mondiale de la Santé, qui commémore la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé, est l'occasion de mettre chaque année l'accent sur une question qui revêt une importance majeure pour la santé publique. Cette année, cette journée sera consacrée à la nécessité de protéger la santé des effets néfastes du changement climatique.

Le thème "protéger la santé face au changement climatique" met la santé au centre des discussions mondiales sur le changement climatique. En retenant ce thème, l'OMS reconnaît que le changement climatique s'accompagne de risques croissants pour la sécurité sanitaire internationale.

Une collaboration accrue permettra à la communauté internationale de mieux se préparer à faire face aux problèmes de santé liés au climat. Cette collaboration doit s'exprimer par des mesures consistant notamment à surveiller et à combattre plus activement les maladies infectieuses, à mieux gérer des ressources en eau toujours plus limitées et à coordonner les interventions sanitaires en situation d'urgence.

 

Objectifs de la Journée mondiale de la Santé 2008

L'objectif de la Journée mondiale de la Santé 2008 est de susciter l'adhésion du public à cette campagne mondiale pour protéger la santé des effets néfastes du changement climatique. L'OMS vise à mettre la santé publique au centre des priorités des Nations Unies pour le changement climatique.

 

Comme l'OMS, les organisations internationales, non gouvernementales et les gouvernements ont ainsi l'occasion:

 

de relier le changement climatique à la santé et à d'autres domaines du développement, comme l'environnement, l'alimentation, l'énergie et le transport;

d'organiser des événements et des activités dans les pays pour informer sur les conséquences du changement climatique sur la santé;

d'impliquer une part aussi grande que possible de la population mondiale dans les efforts pour stabiliser le changement climatique;

de monter des campagnes de sensibilisation pour créer une dynamique qui obligera les gouvernements, la communauté internationale, la société civile et les individus à agir;

de protéger les populations pauvres et vulnérables des effets du changement climatique, notamment en Afrique.

 

Buts de la Journée mondiale de la Santé 2008

 

 

Mieux sensibiliser aux conséquences sanitaires du changement climatique sur le plan local et mondial et faire mieux comprendre le problème.

Plaider en faveur de partenariats interdisciplinaires et intersectoriels du niveau local au niveau international pour améliorer la santé en appliquant rapidement des stratégies d’atténuation afin de stabiliser le changement climatique et mettre au point des programmes d’adaptation dynamique destinés à minimiser les effets sur la santé.

Faire adopter des mesures efficaces au niveau des populations locales, des organisations, des systèmes de santé et des pouvoirs publics pour réduire l’impact du changement climatique sur la santé en appliquant de toute urgence des techniques d’atténuation et d’adaptation.

Montrer quel est le rôle de la communauté sanitaire face aux enjeux sur le plan mondial et dans les régions, les pays et les collectivités.

Susciter engagement et action de la part des pouvoirs publics, des organisations internationales, des bailleurs de fonds, de la société civile, des entreprises et de la population (en particulier les jeunes) pour inscrire la santé au coeur du programme d’action adopté face au changement climatique.

 

Message du Directeur général de l'OMS

Le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre temps. De par ses effets extrêmement néfastes, l’évolution du climat va modifier certains déterminants essentiels de la santé: l’alimentation, l’air et l’eau. Vu l’ampleur de ce défi, nous devons trouver dans le monde entier des personnalités qui aideront à inscrire la protection de la santé au coeur du programme d’action adopté face au changement climatique.

 

La Journée mondiale de la Santé, célébrée chaque année le 7 avril, est une occasion exceptionnelle d’attirer l’attention du monde entier sur un thème d’importance majeure pour la santé dans le monde. Cette année, la Journée mondiale de la Santé est axée sur la nécessité de protéger la santé des effets néfastes du changement climatique. Au-delà de votre volonté personnelle d’organiser des manifestations s’articulant autour de la Journée mondiale de la Santé, il sera vital de faire de 2008 une année marquante pour que le monde entier soit conscient des problèmes de santé et de l’urgence des objectifs à atteindre. Toutes les manifestations et tous les points de vue seront nécessaires en toutes occasions pour mobiliser des énergies et des engagements nouveaux afin d’apporter les changements fondamentaux qui permettront à la fois de stabiliser le climat et d’éviter des souffrances humaines.

 

Nous savons ce que l’instabilité et l’évolution du climat signifient pour la santé. Les vagues de chaleur, les tempêtes, les inondations et les périodes de sécheresse tuent chaque année des dizaines de milliers de gens. Des maladies influencées par le climat, comme la diarrhée, le paludisme et la malnutrition protéino-énergétique, sont déjà responsables de plus de trois millions de décès dans le monde. Mais ces chiffres ne parviennent même pas à donner une idée des effets indirects catastrophiques que devrait avoir le changement du climat sur les récoltes et les réserves d’eau douce dans de vastes régions du monde. Toutes les populations sont vulnérables, mais les pauvres sont les premiers touchés – et aussi les plus durement touchés. Le changement climatique menace de réduire à néant les progrès de la lutte contre les maladies dues à la pauvreté et de creuser plus encore l’écart de santé entre les plus riches et les plus pauvres. C’est tout à fait injuste – et c’est inacceptable.

 

Que faire? Nous devons expliquer que, dans un environnement en mutation rapide, ce ne sont pas seulement les animaux et les végétaux, mais aussi les êtres humains qu’il faut protéger. Les gouvernements doivent inscrire la santé et le bien être de l’humanité au coeur même de la politique adoptée face au changement climatique et redoubler d’efforts pour protéger la santé en atteignant les objectifs du Millénaire pour le développement. Il faut que les ministères de la santé renforcent la politique et la pratique de santé publique pour relever les défis posés par l’évolution du climat et protéger leur population. Enfin, chose essentielle, il faut que les individus fassent des choix personnels qui permettront tout à la fois d’améliorer leur santé et d’atténuer le changement du climat.

 

La Journée mondiale de la Santé 2008 est l’occasion, de souligner l’ampleur du problème, et aussi de réunir toutes les parties prenantes pour appliquer des solutions viables. Il n’y aura de solution au problème du changement climatique que si les nations et les peuples agissent de concert. Quelles que soient les manifestations que vous déciderez d’organiser et quel que soit votre budget, nous espérons que ce dossier vous aidera à donner un impact maximal aux activités.

 

Le verdict est tombé: le changement climatique est une réalité. Les activités humaines en sont la cause première. Mais elles peuvent aussi être la solution. Nous devons agir dès maintenant, tous ensemble, afin de trouver des moyens de protéger la santé et les habitants de la planète. Tous vos efforts seront utiles. Faisons de la Journée mondiale de la Santé 2008 sur le thème «Protéger la santé face au changement climatique» un événement mémorable qui déclenchera une action véritablement mondiale!

 

 

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Vendredi 4 avril 2008

 

4 AVRIL 1968 ASSASSINAT  DE  MARTIN LUTHER  KING JR 


 

Martin Luther King

 

Le révérend Martin Luther King Jr, né à Atlanta, États-Unis le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, était un pasteur baptiste afro-américain, militant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et un activiste politique.

 

Il a organisé et dirigé des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Noirs-Américains. La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine : le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson. Il prononce l'un des plus célèbres discours le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté : « I have a dream » (J'ai un rêve). Il a rencontré John F. Kennedy qui lui a apporté son soutien dans la lutte contre la discrimination raciale.

 

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale alors très forte aux États-Unis et pour la paix. Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carter en 1977 et la médaille d'or du Congrès en 2004. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

 

Considéré comme l'un des plus grands orateurs américains, Martin Luther King invoquait souvent la responsabilité personnelle pour développer la paix mondiale

 

Biographie

 

Jeunesse

Martin Luther King Jr est le fils du révérend Martin Luther King, Sr. et d'Alberta Williams King. Il a une sœur aînée Christine King Ferris et un plus jeune frère Albert Daniel Williams King. Martin Luther King chante avec le chœur de son église en 1939 à Atlanta pour la première du film Autant en emporte le vent.

 

Il entre à Morehouse College, une université réservée aux garçons noirs, à l'âge de 15 ans, ayant sauté deux années de lycée sans officiellement obtenir son certificat de graduation. Martin Luther King en sort diplômé avec un Bachelor of Arts en sociologie le 20 juin 1948 et rentre au Crozer Theological Seminary pour un Bachelor of Divinity à Chester, Pennsylvanie, qui correspond à une licence en théologie, qu'il obtient le 12 mai 1951. Il reçoit un Doctor of Philosophy de l'Université de Boston le 18 juin 1955.

 

Des accusations de plagiat contre sa thèse de doctorat à l'Université de Boston aboutirent en 1991 à une enquête officielle des responsables de cette université. Ceux-ci conclurent qu'environ un tiers de la thèse avait été plagié d'un article écrit par un étudiant diplômé antérieurement, mais il fut décidé de ne pas retirer son titre à King, car la thèse constituait tout de même « une contribution intelligente au savoir ». Il en est de même dans certains de ses discours, mais Keith Miller soutient que dans ce dernier cas, c'est une pratique courante des Afro-américains et que l'on ne peut considérer cela comme du plagiat. Toutefois, comme Theodore Pappas le note dans son livre sur le sujet, King avait en fait suivi un cours sur les normes de la production intellectuelle et le plagiat à l'Université de Boston.

 

Il se marie le 18 juin 1953 avec Coretta Scott qui prendra son nom pour devenir Coretta Scott King. Il a avec elle quatre enfants : Yolanda, née en 1955, Martin Luther King III, né en 1957, Dexter Scott, né en 1961, et Bernice en 1963.

 

 

Prix Nobel de la paix

 

Le 14 octobre 1964, Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la paix pour avoir mené une résistance non violente dans le but d'éliminer les préjudices raciaux aux États-Unis. Inspiré par l'œuvre de Gandhi et membre de la branche américaine du Mouvement international de la Réconciliation, il est considéré comme un des leaders les plus importants de la non-violence du XXe siècle

 

Assassinat

Fin mars 1968, Martin Luther King va à Memphis, Tennessee pour soutenir les éboueurs noirs locaux qui sont en grève depuis le 12 mars afin d'obtenir un meilleur salaire et un meilleur traitement. Les afro-américains étaient payés 1,70 dollar de l'heure et n'étaient pas payés quand ils ne pouvaient pas travailler pour raison climatique, contrairement aux travailleurs blancs. Des violences éclatent autour des marches pacifiques, un jeune Afro-Américain est tué.

Le 3 avril, au Mason Temple (Church of God in Christ, Inc. - siège mondial), King fait le discours prophétique « I've Been to the Mountaintop » (« J'ai été au sommet de la montagne ») devant une foule euphorique :

« Ce n'est pas vraiment important ce qui arrive maintenant... Certains ont commencé à... parler des menaces qui se profilaient. Qu'est ce qui pourrait m'arriver de la part d'un de nos frères blancs malades... Comme tout le monde, j'aimerais vivre une longue vie. La longévité est importante mais je ne suis pas concerné par ça maintenant. Je veux juste accomplir la volonté de Dieu. Et il m'a autorisé à grimper sur la montagne ! Et j'ai regardé autour de moi, et j'ai vu la terre promise. Je n'irais peut-être pas là-bas avec vous. Mais je veux que vous sachiez ce soir, que nous, comme peuple, atteindrons la terre promise. Et je suis si heureux ce soir. Je n'ai aucune crainte. Je n'ai peur d'aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du seigneur ! »

 

Le 4 avril 1968 à 18h01, Martin Luther King est assassiné par un ségrégationniste blanc sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee. Ses dernières paroles sur le balcon sont au musicien Ben Branch qui devait se produire ce soir-là une réunion publique à laquelle assistait King:

 

« Ben, prévois de jouer Precious Lord, Take My Hand (Seigneur, prends ma main) à la réunion de ce soir. Joue-le de la plus belle manière ».

Ses amis à l'intérieur de la chambre du motel entendent les coups de feu et courent sur le balcon pour trouver Martin Luther King abattu d'une balle dans la gorge. Il est déclaré mort au St. Joseph's Hospital à 19h05. L'assassinat provoque une vague d'émeutes raciales dans 60 villes des États-Unis (125 au total) qui font de nombreux morts et oblige l'intervention de la garde nationale.

 

Cinq jours plus tard, le président Johnson déclare un jour de deuil national (le premier pour un afro-américain) en l'honneur de Martin Luther King. 300 000 personnes assistent à ses funérailles le même jour ainsi que le Vice-Président Hubert Humphrey (Johnson était à une réunion sur le Viêt Nam à Camp David et il y avait des craintes que la présence du président provoque des manifestations des pacifistes).

 

À la demande de sa veuve, King fit sa propre oraison funèbre avec son dernier sermon « Drum Major » enregistré à l'Ebenezer Baptist Church. Dans ce sermon, il demande qu'à ses funérailles aucune mention de ses honneurs ne soit faite, mais qu'il soit dit qu'il avait essayé de « nourrir les affamés », « habiller les nus », « être droit sur la question du Viêt Nam » et « aimer et servir l'humanité ». À sa demande, son amie Mahalia Jackson chante son hymne favori, Take My Hand, Precious Lord.

 

La ville de Memphis négocie la fin de la grève d'une manière favorable aux éboueurs après l'assassinat

 

D'après le biographe Taylor Branch, l'autopsie de King révéla que bien qu'il ait seulement 39 ans, son cœur paraissait aussi âgé que celui d'un homme de 60 ans, montrant physiquement l'effet du stress de 13 ans dans le mouvement des droits civiques.

 

 

La pensée de Martin Luther King

 

Désobéissance civile et non violence

Dans la Lettre de la prison de Birmingham écrite le 16 avril 1963 alors qu'il avait été arrêté pour une manifestation non violente, Martin Luther King répond par cette lettre ouverte à huit prêtres blancs de l'Alabama qui avaient écrit quatre jours plus tôt une lettre intitulé Un appel à l'unité. Ils admettaient que des injustices sociales existaient mais exprimaient la croyance que la bataille contre la ségrégation raciale devait avoir lieu dans les tribunaux et non dans la rue. King repond alors que sans des actions directes et puissantes comme celles qu'il entreprenait, les droits civiques ne seraient jamais obtenus.

 

Il écrit qu' «attendre à presque toujours signifié jamais » et il affirme que la désobéissance civile est non seulement justifiée face à une loi injuste, mais aussi que « chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes ».

 

La lettre inclue la célèbre citation « Une injustice où qu'elle soit est une menace pour la justice partout » mais aussi les paroles de Thurgood Marshall qu'il répète : « Une justice trop longtemps retardée est une justice refusée ».

 

Jusqu'à la fin de sa vie, Martin Luther King reste opposé à à la radicalisation et à la violence pronée par le Black Power et souligne que "Les émeutes ne règlent rien" et considère ce moyen comme inefficace au delà même de la nature opposée des émeutes à sa doctrine de non-violence, de morale et de foi:

 

« Si on dit que le pouvoir est la capacité à changer les choses ou la capacité à réussir ses objectifs, alors ce n'est pas le pouvoir que de s'engager dans un acte qui n'accomplit pas cela : et ceci quelque soit le bruit que vous fassiez et le nombre de choses que vous bruliez ».

Pour lui une guérilla comme celle de Che Guevara est une « illusion romantique ». King préfère la discipline de la désobéissance civile qu'il définit non seulement comme un droit mais aussi un hommage à une énergie démocratique inexploitée. De même pour la pauvreté, il demande aux militants d'« utiliser tout le pouvoir de la non-violence sur le problème économique », même si rien dans la constitution américaine ne garantit un toit et un repas. Martin Luther King reconnaît la difficulté de la tâche mais demande à ce que personne ne soit intimidé par ceux qui se moquent de la non-violence. Il note la similitude de leur lutte avec celle de Jésus:

 

"L'opinion publique s'est retournée contre lui. Ils ont dit qu'il était un agitateur. Il utilisait la désobéissance civile. Il a refusé les injonctions de la loi".

Pour King la non-violence est non seulement juste mais indispensable, car aussi juste que soit la cause d'origine, la violence signifie l'échec et le cycle de vengeance de la loi du talion, alors qu'il défend l'éthique de réciprocité:

 

« L'ultime faiblesse de la violence est que c'est une spirale descendante, engendrant la chose même qu'elle cherche à détruire. Au lieu d'affaiblir la mal, elle le multiplie. En utilisant la violence vous pouvez tuer le menteur, mais vous ne pouvez pas tuer le mensonge, ni rétablir la vérité. En utilisant la violence vous pouvez assassiner le haineux, mais vous ne pouvez pas tuer la haine. En fait la violence fait simplement grandir la haine. Et cela continue... Rendre la haine pour la haine multiplie la haine, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit sans étoiles. L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité : seule la lumière peut faire cela. La haine ne peut pas chasser la haine : seul l'amour peut faire cela».

En effet Martin Luther King affirme que la fin ne peut justifier les moyens contrairement à la formule de Machiavel:

 

« J'ai toujours prêché que la non-violence demande que les moyens que nous utilisons doivent être aussi purs que la fin que nous recherchons. J'ai essayé de rendre clair que c'est mal d'utiliser des moyens immoraux pour atteindre une juste fin. Mais je dois affirmer maintenant que c'est aussi mal, voir pire encore, d'utiliser des moyens moraux pour préserver une fin immorale ».

Dans sa Lettre de Birmingham, il répond même aux prêtres qui l'accusent de créer des opportunités à la violence avec sa désobéissance civile pacifique dans un milieu raciste que celui qui demande justice de manière non-violente ne peut être le fauteur de trouble:

 

« Dans votre déclaration, vous affirmez que nos actions, bien que pacifique, doivent être condamnées parce qu'elle précipite la violence. Mais est-ce une affirmation logique ? N'est ce pas comme si vous condamniez un homme qui s'est fait volé parce que le fait qu'il possède de l'argent aurait engendré l'acte du vol ? ».

 

Egalité raciale, liberté et fierté

Au delà de son combat pour l'égalité raciale, du discours I have a dream où il imagine que ses "quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne" et de la victoire politique avec les votes des Civil Rights Act et Voting Rights Act , Martin Luther King a identifié que l'égalité raciale ne vient pas seulement des lois qui défendent la personne mais surtout de la façon dont cette personne se perçoit elle même:

 

« Aussi longtemps que l'esprit est mis en esclavage, le corps ne peut jamais être libre. La liberté psychologique, un ferme sens d'estime de soi, est l'arme la plus puissante contre la longue nuit de l'esclavage physique. Aucune proclamation d'émancipation lincolnienne ou charte des droits civiques johnsonienne ne peut apporter totalement cette sorte de liberté. Le nègre sera libre quand il atteindra les profondeurs de son être et qu'il signera avec le stylo et l'encre de son humanité affirmée sa propre déclaration d'émancipation. Et avec un esprit tendu vers la vrai estime de soi, le nègre doit rejeter fièrement les menottes de l'auto-abnégation et dire à lui-même et au monde, "je suis quelqu'un. Je suis une personne. Je suis un homme avec dignité et honneur. J'ai une histoire riche et noble"..»

 

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Jeudi 3 avril 2008

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03  Avril 1955 A l'initiative du journal L'Equipe, 16 clubs de Football créent la Coupe d'Europe des Clubs.

 

 

 

La plus prestigieuse des compétitions de clubs a été inaugurée un mois après le premier Congrès de l'UEFA à Vienne, le 2 mars 1955. Cependant, curieusement, ce n'est pas à l'initiative de l'UEFA que la Coupe des champions a vu le jour.

 

Une paternité française

Alors que l'attention des membres fondateurs de l'UEFA était tournée vers la création d'une compétition de sélections nationales, le quotidien sportif "L'Equipe" et son journaliste Gabriel Hanot soutenaient la cause d'une compétition regroupant des clubs de toute l'Europe. Hanot, assisté de son collègue Jacques Ferran, dressaient les plans d'un tournoi qui se jouerait les mercredis soir.

 

Une initiative saluée

Le tournoi dont "L'Equipe" avait eu l'idée ne stipulait pas que les équipes participantes devaient être championnes de leur pays : le choix prenait plutôt en compte la popularité des clubs. Les représentants de 16 clubs étaient conviés à une réunion les 2 et 3 avril 1955, au terme de laquelle le règlement proposé par "L'Equipe" était accepté à l'unanimité. La première rencontre de Coupe des clubs champions européens s'est déroulée à Lisbonne. Le Sporting Club  de Portugal concédait un nul 3-3 face au FK Partizan. Les Yougoslaves s'imposaient 5-2 au match retour à Belgrade pour se qualifier pour le tour suivant.

 

La domination madrilène

Le Real Madrid CF remporta les cinq premières éditions. Depuis, d'autres clubs ont connu des périodes fastes : l'AFC Ajax et le FC Bayern München l'ont tous deux remportés trois fois de suite. L'Ajax a dû patienter 22 ans pour ajouter un quatrième trophée aux trois acquis au début des années 70, la victoire du Real en 1998 mit fin à une pénurie de 32 ans, alors que la séance de tirs au but remportée par le Bayern à Milan en 2001 mettait un terme à une attente de 26 ans pour une quatrième couronne.

 

Le succès de Liverpool

Les quatre titres remportés par le Liverpool FC entre 1977 et 1984 méritent une mention spéciale, car les Reds les ont enlevés avec une équipe à chaque fois fondamentalement remaniée. Le club anglais a retrouvé son aura en 2005, grâce à une superbe victoire sur l'AC Milan obtenue après avoir remonté trois buts de retard pour s'imposer au terme de la séance de tirs au but, dans ce qui est peut-être la finale la plus excitante et mémorable de la compétition.

 

Palmarès

Le Real Madrid est à ce jour le club qui a remporté le plus de succès en UEFA Champions League, avec ses trois titres obtenus. Les Merengues sont également les plus titrés sur l'ensemble de la compétition depuis son inauguration, grâce à leurs neuf couronnes européennes, suivis par l'AC Milan et ses six titres, Liverpool et ses cinq succès, et le Bayern et l'Ajax, avec quatre victoires chacun. Le Real détient aussi le record du nombre de participations en finale (12). Le succès du Milan en 2002/03 venait récompenser un marathon de 19 rencontres, les Milanais ayant disputé le troisième tour qualificatif, et une finale face à la Juventus disputée jusqu'au bout du suspense et la terrible épreuve des tirs au but.

 

Changement de format

La plus grande évolution connue par la compétition voyait le jour lors de la saison 1992/93, avec l'inauguration de l'UEFA Champions League, qui combinait une phase de groupes avec des matches traditionnels à élimination directe, après qu'une phase de groupes a été testée la saison précédente. La popularité de la phase de groupes a vu la compétition passer de huit à 32 équipes engagées, avec des rencontres disputées les mardis et mercredis à travers toute l'Europe.

 




La Ligue des Champions de l'UEFA, parfois abrégée en C1, est une compétition annuelle de football entre les meilleurs clubs du continent européen. C'est l'une des compétitions sportives les plus prestigieuses du monde et elle est organisée par l'UEFA. La Ligue des Champions ne doit pas être confondue avec la Coupe UEFA (C3) qui est la deuxième compétition inter-clubs

 

 

Histoire

 

 

La Coupe des clubs champions européens fut fondée en 1955. Elle se jouait alors uniquement en matchs aller-retour et seuls les champions nationaux ainsi que le tenant du titre pouvaient y prendre part.

 

En 1992, la coupe changea de formule et devint la Ligue des Champions (de l'UEFA) pour refléter l'introduction d'une phase de poules à la place de tours à élimination directe. Depuis lors son format fut modifié presque chaque année jusqu'à autoriser la participation de quatre clubs des meilleures associations du continent.

 

La finale de 2010 sera jouée le samedi, et non plus le mercredi comme c'est le cas actuellement.

 

 

 Fondation de l'épreuve 

Format

Actuellement la Ligue des Champions de l'UEFA se compose de :

 

Trois tours préliminaires à élimination directe (aller, retour, en cas d'égalité avantage aux buts à l'extérieur et si besoin prolongations et tirs au but). Au troisième tour, le perdant est reclassé en Coupe UEFA.

Une phase de groupes : huit groupes (A à H) chacun composé de quatre équipes jouant en mini-championnat (trois matches aller, trois matches retour). Dans chaque groupe, les deux premiers sont qualifiés pour les huitièmes, le troisième est reclassé pour les seizièmes de finale de la Coupe UEFA.

Trois tours à élimination directe : huitièmes de finales, quarts de finale, demi-finales (aller, retour, en cas d'égalité avantage aux buts à l'extérieur et si besoin prolongations et tirs au but).

La finale, jouée sur terrain réputé neutre (un club pouvant malgré tout jouer dans son propre stade si celui-ci avait été désigné pour accueillir la finale), avec prolongation et tirs au but en cas d'égalité.

Le vainqueur de la Ligue des Champions de l'UEFA est officiellement champion d'Europe des clubs. Il rencontre le vainqueur de la Coupe UEFA pour la Supercoupe de l'UEFA. Il participe également au Championnat du monde des clubs organisé par la FIFA sur une durée unique et sur terrains neutres (pays organisateur). Le champion d'Europe est directement qualifié pour les demi-finales.

 

Le Championnat du monde des clubs a remplacé en 2005 la traditionnelle Coupe intercontinentale qui opposait le champion d'Europe au vainqueur de la Copa Libertadores.

 

 

 Qualifications 

 

Le nombre de clubs qualifiés par association ainsi que leur point d'entrée dans la compétition sont déterminés par les coefficients UEFA. Les meilleures associations peuvent avoir au maximum quatre clubs en Ligue des Champions alors que pour les associations les plus faibles, seul le champion peut prendre part à la compétition. La répartition pour la saison 2005-2006 se trouve dans le règlement disponible sur le site officiel.

 

Lors des tirages au sort des matchs des tours préliminaires et des groupes, l'UEFA prend garde à ce que deux clubs d'une même association ne se rencontrent pas.

 

Pour la saison 2005-2006, un problème s'est posé à propos de ce dernier point. En effet le FC Liverpool, vainqueur de la compétition en 2005, termina cinquième de son championnat, première place qualificative pour la Coupe UEFA, mais pas pour la Ligue des Champions. La FA aurait alors dû envoyer le quatrième du championnat, Everton, en Coupe UEFA afin que Liverpool puisse défendre son titre. Elle décida cependant de ne pas le faire, et l'UEFA modifia alors le règlement pour autoriser Liverpool à prendre part au premier tour préliminaire de la Ligue des Champions, sous réserve que le club ne soit pas considéré comme un club anglais lors des tirages au sort.

 

Par la suite, Liverpool et Chelsea FC ont été tirés au sort dans le même groupe lors de la phase de poules, et les deux clubs anglais ont donc dû s'affronter.

 

Pour les prochaines saisons, les associations nationales n'auront plus le choix et seront obligées pour laisser une place au tenant du titre de rétrograder le dernier club qualifié en Coupe UEFA, sauf si l'association n'a normalement qu'une place en Ligue des Champions.

 

Les meilleurs buteurs de la compétition 

Par année : Meilleurs buteurs de la Ligue des Champions.

Au total :

 

Les meilleurs buteurs de l'histoire de la Ligue des Champions (depuis1992/1993 :

 

1. Raul (ESP/Real Madrid): 61

 

2. Andreï Shevchenko (UKR/Chelsea): 59

 

3. Ruud van Nistelrooy (P-B/Real Madrid): 56

 

4. Thierry Henry (FRA/FC Barcelone): 44

 

5. Filippo Inzaghi (ITA/AC Milan): 42

 

6. Alessandro Del Piero (ITA/Juventus): 37

 

 

Records 

 

Le Real Madrid est le club le plus titré de l'épreuve (9 coupes), il a aussi le record des finales jouées (12 finales)

Le Real Madrid 7-3 Eintracht Francfort est le score le plus important réalisé lors d'une finale (1960). L'écart de 4 buts en finale a aussi été réalisé à 3 reprises sur le score de 4-0, par le Bayern Munich en 1974 et par le Milan AC en 1989 et 1994.

La victoire de Liverpool en 2005 après avoir été mené 0-3 par le Milan AC représente le plus grand retournement de situation dans une finale. 13 fois le vainqueur a d'abord été mené en finale avant de l'emporter (9 fois sur 15 entre 1956 et 1970). Le Real Madrid l'a emporté à 4 reprises dans ces conditions, le Benfica Lisbonne 2 fois. Ces deux équipes, ainsi que le Milan AC, le Celtic Glasgow et le FC Barcelone ont à la fois gagné une finale en ayant été mené et été battu en ayant ouvert le score.

La victoire 12-2 du Feyenoord Rotterdam contre le KR Reykjavík (saison 1969-1970, 16e de finale) représente à la fois le plus grand nombre de buts dans un match (14) et le plus grand nombre de buts pour une seule équipe (12).

La victoire 11-0 du Dinamo Bucarest contre le Crusaders FC (saison 1973-1974, 16e de finale) est le plus gros écart enregistré dans la compétition.

Francisco Gento (Real Madrid) est le joueur qui a remporté le plus de coupes (6 coupes, et 2 finales) ; fait extraordinaire, ce joueur -attaquant de surcroît- a disputé deux finales de coupes d'Europe à 16 années d'écart (C. Latine 1955 - C2 1971). Il devance son compatriote José María Zárraga avec 5 victoires en finale et Paolo Maldini.

Alfredo Di Stefano (pour 7 finales) et Héctor Rial (dit el Nene), Argentins de naissance, sont les seuls sud-américains à avoir remporté l'un cinq Coupes des Champions, l'autre quatre ; ils sont suivis par l'Uruguayen de naissance José Santamaria (pour 5 finales) et le Brésilien Roberto Carlos (4 finales), avec trois succès respectifs dans cette épreuve. Mário Coluna (dit O Monstro Sagrado - 5 finales) et Marcel Desailly (3 finales), nés sur le continent africain, l'ont remportée à 2 reprises. Christian Karembeu l'a également à son palmarès, pour l'Océanie.

Clarence Seedorf (Ajax Amsterdam, Real Madrid, Milan AC) est le seul joueur à avoir remporté 3 coupes avec 3 clubs différents; il en a même remporté 4: 2 avec le Milan AC, 1 avec L'Ajax d'Amsterdam et 1 avec le Real Madrid.

Bob Paisley (Liverpool FC) est l'entraîneur qui a remporté le plus de coupes (3 coupes)

Ernst Happel (avec Feyenoord en 1970 puis Hambourg SV en 1983) est le seul entraîneur à avoir remporté deux coupes à la tête de deux clubs différents.

La Juventus et le Benfica Lisbonne sont les clubs ayant échoué le plus en finale, avec 5 échecs.

Raúl González, (Real Madrid) et Andriï Chevtchenko sont les recordmans des buts marqués dans cette compétitions avec 60 et 59 buts devant Ruud van Nistelrooy ( Real madrid) 56 buts.

Seuls six joueurs - dont trois gardiens de buts - (trois de la Juventus de Turin de Michel Platini, deux autres Italiens et un Portugais) ont eu le temps - la C2 n'existant plus désormais - de remporter les 3 coupes d'Europe majeures disputées sur l'ensemble du continent en disputant les finales correspondantes, à savoir : Fabio Cudicini (C1 en 1969, C2 en 1968, et C3 (villes de foire) en 1961), Marco Tardelli (C1 en 1985, C2 en 1984, et C3 en 1977), Gaetano Scirea (C1 en 1985, C2 en 1984, et C3 en 1977), Stefano Tacconi (C1 en 1985, C2 en 1984, et C3 en 1990), Gianluca Vialli (C1 en 1996, C2 en 1990 et 1998, et C3 en 1993), et Vítor Baía (C1 en 2004, C2 en 1997, et C3 en 2003). (Gaetano Scirea est en outre le seul joueur à avoir remporté également les Supercoupe et Intercontinentale des clubs)

Des joueurs ayant remporté la C1 et la C3 actuelles, Ray Clemence est celui ayant le plus de victoires (3 C1 et 3 C3), Arie Haan ayant remporté 3 C1 et 2 C2.

Le 6 novembre 2007, Liverpool FC remporte son match contre Besiktas 8 à 0 à Anfield. C'est le plus grand écart de la nouvelle formule de la Ligue des Champions.

L'AS Monaco détient le score francais le plus large en ligue des champions (édition 2003-2004) 8 à 3 contre La Corogne.



PALMARES
 

1955 - 1956 Real Madrid CF

1956 - 1957 Real Madrid CF

1957 - 1958 Real Madrid CF

1958 - 1959 Real Madrid CF

1959 - 1960 Real Madrid CF

1960 - 1961 SL Benfica

1961 - 1962 SL Benfica

1962 - 1963 AC Milan

1963 - 1964 FC Internazionale Milano

1964 - 1965 FC Internazionale Milano

1965 - 1966 Real Madrid CF

1966 - 1967 Celtic FC

1967 - 1968 Manchester United FC

1968 - 1969 AC Milan

1969 - 1970 Feyenoord

1970 - 1971 AFC Ajax

1971 - 1972 AFC Ajax

1972 - 1973 AFC Ajax

1973 - 1974 FC Bayern München

1974 - 1975 FC Bayern München

1975 - 1976 FC Bayern München

1976 - 1977 Liverpool FC

1977 - 1978 Liverpool FC

1978 - 1979 Nottingham Forest FC

1979 - 1980 Nottingham Forest FC

1980 - 1981 Liverpool FC

1981 - 1982 Aston Villa FC

1982 - 1983 Hamburger SV

1983 - 1984 Liverpool FC

1984 - 1985 Juventus

1985 - 1986 FC Steaua Bucureşti

1986 - 1987 FC Porto

1987 - 1988 PSV Eindhoven

1988 - 1989 AC Milan

1989 - 1990 AC Milan

1990 - 1991 FK Crvena Zvezda

1991 - 1992 FC Barcelona

1992 - 1993 Olympique de Marseille

1993 - 1994 AC Milan

1994 - 1995 AFC Ajax

1995 - 1996 Juventus

1996 - 1997 BV Borussia Dortmund

1997 - 1998 Real Madrid CF

1998 - 1999 Manchester United FC

1999 - 2000 Real Madrid CF

2000 - 2001 FC Bayern München

2001 - 2002 Real Madrid CF

2002 - 2003 AC Milan

2003 - 2004 FC Porto

2004 - 2005 Liverpool FC

2005 - 2006 FC Barcelona

2006 - 2007 AC Milan

 

Par SALOMON BIMANSHA
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Mercredi 2 avril 2008



2  Avril  2005   Mort   de    Jean-Paul II



Karol Józef Wojtyła [ˈkaɾɔl ˈjuzεf vɔi̯ˈtɨwa] (Wadowice, près de Cracovie, en Pologne, 18 mai 1920 - Vatican, 2 avril 2005) a été pape sous le nom de Jean-Paul II (en latin Ioannes Paulus II, en italien Giovanni Paolo II) du 16 octobre 1978 à sa mort, soit durant 26 ans et 173 jours.

 

Jeunesse

 

Karol Józef Wojtyła naît à Wadowice, petite ville de Galicie, deuxième fils d’Emilia, née Kaczorowska (1884 - 1929), et de Karol Wojtyła (1879 - 1941), officier en retraite. Le couple aura également une fille, Olga, morte en 1914 dès la naissance. Très tôt, il perd sa mère (1929) puis son frère aîné, Edmund (1906-1932), médecin.

 

Il suit des études de lettres à l’université Jagellonne de Cracovie, où il se spécialise en philologie polonaise. L’occupation allemande entraîne la fermeture de l’université. Le futur pape doit travailler comme ouvrier, d’abord dans une carrière de pierre, puis dans une usine chimique. Parallèlement, il maintient ses activités littéraires, participant à la création d’une troupe de théâtre clandestine, le « Théâtre rhapsodique ».

 

En 1941, à la mort de son père qui était le dernier membre de sa famille, Karol Wojtyła décide de devenir prêtre et en octobre 1942, il est accepté au séminaire clandestin que l’archevêque a organisé malgré l’interdiction allemande de former de nouveaux prêtres. En octobre 1944, menacé par l’insurrection de Varsovie, il trouve refuge au Palais épiscopal où le cardinal Adam Sapieha cache les séminaristes. Il ne retrouve sa liberté de mouvement que le 17 janvier 1945, suite à la libération de Cracovie.

 

Il est ordonné prêtre le 1er octobre 1946. Le cardinal Sapieha l’envoie aussitôt compléter sa formation à l’Angelicum de Rome, université alors dirigée par les dominicains. Il y restera deux ans, pour préparer sa thèse de doctorat en théologie sur « La foi dans la pensée de saint Jean de la Croix ». Il fait également des séjours en France et en Belgique. Il rencontre le théologien Henri de Lubac, l’abbé Joseph Cardjin, fondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne, et observe l’expérience des prêtres-ouvriers.

 

Prêtre, évêque et archevêque 

 

Il revient ensuite en Pologne où il travaille à la paroisse Saint-Florian de Cracovie. Il obtient également un doctorat de philosophie. Sa thèse porte sur le philosophe Max Scheler. En 1953, il assume la chaire de théologie morale et d’éthique sociale de la Faculté de théologie de Cracovie. À sa suppression, en 1954, il est nommé professeur d’éthique à l’Université catholique de Lublin. Il fonde dans cette ville un Institut de morale dont il conserve la direction jusqu’en 1978.

 

Le 28 septembre 1958, le pape Pie XII le nomme évêque auxiliaire de Cracovie. À 38 ans, Karol Wojtyła est le plus jeune évêque de Pologne. C’est à cette époque qu’il choisit sa devise « Totus tuus » (« tout à toi »), illustration de sa dévotion à la Vierge Marie. Il continue à se consacrer à la littérature, donnant même en 1960 une pièce de théâtre, La Boutique de l’orfèvre, dont le sous-titre est : « méditation sur le sacrement de mariage qui, de temps en temps, se transforme en drame. » Il collabore aux revues Znak et Tygodnik Powszechny, signant ses poèmes du pseudonyme « Andrzej Jawień ».

 

Il participe aux travaux préparatoires de Vatican II, notamment sur les schémas des futures constitutions dogmatiques Gaudium et spes et Lumen gentium. Il devient ainsi la figure de proue de l’épiscopat polonais. Paul VI le nomme archevêque de Cracovie le 13 janvier 1964, puis cardinal en 1967. En 1976 il prêche des Exercices spirituels au pape Paul VI et à la curie romaine[1]. Il joue un rôle important dans le groupe qui conseille Paul VI au sujet de la contraception juste avant l'encyclique "Humanae Vitae".

 

 

Selon les journalistes le conclave serait divisé entre deux favoris : Giuseppe Siri, archevêque de Gênes, et Giovanni Benelli, archevêque de Florence et proche de Jean-Paul Ier. Karol Wojtyla est élu le 16 octobre 1978 pape de l’Église catholique romaine, au huitième tour de scrutin. On sait que Mgr König, archevêque de Vienne, était très proche de lui, et paraît avoir été un de ses grands électeurs. Fait atypique : il était vêtu en curé au plus fort de l'élection.

 

La surprise est alors très grande : il est le premier pape slave de l'histoire et le premier non-italien depuis Adrien VI en 1522. Le cardinal protodiacre peine d'ailleurs à prononcer son nom lors de l'habemus papam et en oublie même de donner le nom choisi par le nouveau pape ; la foule croit d'abord avoir affaire à un cardinal africain et nombre de commentateurs sont pris de court lors de l'annonce, ignorant tout du nouveau pape. Le service de presse du Vatican n'ayant lui-même pas prévu de fiche biographique. Jean-Paul II se démarque dans la succession des papes par sa nationalité, son âge et sa condition d’ancien athlète. Surtout, il vient d’un pays communiste, d’au-delà du rideau de fer. Dans sa première déclaration, ce détenteur de l'infaillibilité suggère avec humour à la foule de le corriger s'il fait des erreurs... en Italien. Le pape est polyglotte.

 

Après avoir, semble-t-il renoncé à prendre le même nom que le saint patron de la Pologne, il choisit Jean-Paul II, en continuité avec ses trois prédécesseurs immédiats. Il inaugure son pontificat le 22 du même mois.

 

Son pontificat sera le troisième plus long (9 664 jours) de l’histoire bi-millénaire de la papauté. Sur ses 263 prédécesseurs, seul Pie IX (1846-1878) a régné plus longtemps que lui (31 ans 7 mois et 17 jours), mais saint Pierre, le premier des évêques de Rome, aurait régné encore plus longtemps (34 ans ou 37 ans dont 25 à Rome). Durant son règne, il aura connu trois présidents français, cinq présidents des États-Unis d'Amérique, et sept chefs d’état d’Union soviétique puis de Russie

 

 

L’attentat de mai 1981 

 

Le 13 mai 1981, Jean-Paul II est victime d’un attentat. Dix sept mois après que Mehmet Ali Ağca lui a tiré dessus sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles, le pape s’est rendu dans sa cellule pour lui accorder son pardon. Jean-Paul II attribue sa miraculeuse survie à l’intervention de la Vierge de Fátima et ne renonce pas aux déplacements et à l’action diplomatique. Il circule désormais parmi la foule dans une voiture blindée surnommée « papamobile ». Il est le premier Pape à visiter la cellule d'un prisonnier, celle d'Ali Agca.

 

Plusieurs thèses ont été formulées sur un possible commanditaire. Selon certaines sources, cet attentat pourrait être l’œuvre du GRU, les services de renseignements de l’armée soviétique. C’est Mehmet même qui aurait informé le souverain pontife de ce fait et Jean-Paul II emporta le secret dans sa tombe. D'autres sources laisseraient entendre qu'il s'agirait d'une action menée par la mafia turque commanditée par la mafia italienne.

 

Problèmes de santé et décès

 

Il a subi six interventions chirurgicales. Lors de l'hospitalisation qui a suivi l'attentat de 1981, il a été transfusé avec du sang contaminé par un cytomégalovirus, ce qui l’affaiblira énormément par la suite. Jean-Paul II a souffert de la maladie de Parkinson depuis le milieu des années 1990 et jusqu'à sa mort.

 

Le pape Jean-Paul II s’est éteint au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37, heure locale, à l’âge de 84 ans et après un pontificat de 9 673 jours, le 3e plus long de l’histoire de l’Église. D’après le certificat du décès publié le 3 avril par le Vatican, sa mort est due à un choc septique et une insuffisance cardiaque. Il fut enterré au Vatican le 8 avril. Le cardinal Ratzinger lui succéda le 19 avril 2005 sous le nom de Benoît XVI.

 

Œuvres 

Jean-Paul II a prononcé 20 351 discours pendant son seul pontificat dont 3 438 hors d'Italie. Ses écrits et textes de discours représentent, par écrit, plus de 80 000 pages (soit environ 40 fois le volume de la Bible catholique).

 

Les seuls écrits officiels de Jean-Paul II représentent 55 volumes d'actes du Saint-Siège auxquels il faut ajouter ses écrits personnels publiés et sans doute des milliers de lettres et documents privés divers.

 

 

 Encycliques  

Jean-Paul II a écrit 14 encycliques :

 

 

Ecclesia de Eucharistia, 17 avril 2003, sur l'Eucharistie dans son rapport à l'Eglise

Fides et Ratio, 14 septembre 1998, sur les relations entre la foi et raison.

Ut Unum Sint, 25 mai 1995, sur l'engagement œcuménique

Evangelium Vitæ, 25 mars 1995, sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine.

Veritatis Splendor, 6 août 1993, sur l'enseignement moral de l'Église (publié en France)

Centesimus Annus, 1er mai 1991, mise à jour de Rerum Novarum, sur les connaissances et l'organisation sociale

Redemptoris Missio, 7 décembre 1990, sur la valeur permanente du précepte missionnaire

Sollicitudo Rei Socialis, 19 février 1988, sur la question sociale, à l'occasion des 20 ans de Populorum progressio

Redemptoris Mater, 25 mars 1987, sur la place de la Vierge Marie dans la foi

Dominum et Vivificantem, 30 mai 1986, sur l'Esprit Saint dans la vie de l'Eglise et du monde

Slavorum Apostoli, 2 juillet 1985 , sur Saints Cyrille et Méthode

Laborem Exercens, 14 septembre 1981 , sur le travail humain

Dives in Misericordia, 2 février 1980, Sur la miséricorde divine

Redemptor Hominis, 4 mars 1979, sur la dignité humaine

 

 Autres écrits 

Jean-Paul II a écrit :

 

14 exhortations apostoliques,

11 constitutions apostoliques,

28 motu proprio,

42 lettres apostoliques,

dont : Novo millennio ineunte, au début du nouveau millénaire. Présentation par Mgr Jacques Perrier. Bayard éditions/Centurion/Cerf/MAME. 2001. ISBN 2-227-91151-4.

 

 

 Livres 

 

 Sous le nom de Karol Wojtyla 

Frère de notre Dieu et Écrits sur le théâtre, éditions Cana/Jean Offredo et éditions du Cerf, 1983, 157 p, ISBN 2-204-01967-4 (Cerf) ISBN 2-86335-037-4 (Cana)

La Boutique de l’orfèvre, éditions Cana/éditions du Cerf, 1983, 157 p, ISBN 2-204-01455-9

 

Par SALOMON BIMANSHA
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