MON BEAU PAYS

Publié le par SALOMON BIMANSHA

En République démocratique du Congo

 

En République démocratique du Congo, la langue nationale est une langue véhiculaire légalement reconnue dans une partie du pays. Elle n'est généralement utilisée qu'oralement. Pour la communication écrite, le français, qui a le statut de langue officielle, est utilisé.

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Les langues nationales de la République démocratique du Congo sont au nombre de quatre :

 

le kikongo (ouest du pays, façade maritime);

le kiswahili (nord-est, est, sud-est du pays);

le lingala (nord-ouest du pays);

le tshiluba (centre du pays.

 

Kikongo

 

Le kikongo est une langue parlée par les Kongo (bakongo en kikongo) vivant en Angola, en République démocratique du Congo (dans les provinces du Bas-Congo, du Bandundu et du Kinshasa), et en République du Congo (dans la région sud-ouest jusqu'à Brazzaville). Elle est une langue nationale dans la RDC.

 

Kituba 

Le munukutuba (ou kituba), une des langues nationales du Congo-Brazzaville est un kikongo simplifié et véhiculaire, compréhensible par les locuteurs des divers dialectes du kikongo.

 

Au Congo-Kinshasa (RDC), la constitution spécifie que le kikongo est une des quatre langues nationales, mais le kituba est la langue utilisée dans l’administration. Ceci peut s’expliquer par le fait que kikongo, kikongo ya Leta et kituba sont le plus souvent utilisés comme synonymes.

 

 

 Histoire 

Un capucin italien, Frère Bonaventura da Sardegna, fut le premier à écrire une grammaire kikongo lors de sa mission au Royaume Kongo vers 1645 Hiacinto Brusciotto de Vetralla écrit un ouvrage sur la grammaire kikongo en 1659 : Regulae quaedam pro difficillimi congensium idiomatis faciliori captu ad grammaticae normam redactae, Romae: Typis S. Congreg. de Propaganda Fide.

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 Classification 

Le kikongo appartient à la famille des langues bantoues.

 

Les langues kikongo sont parlées dans :

 

le Sud du Congo-Brazzaville :

région de Kouilou,

Sud de la région du Niari,

région de Bouenza,

moitié sud-ouest de la région du Pool ;

le Sud-Ouest du Congo-Kinshasa :

province du Bas-Congo,

partie de la ville province de Kinshasa,

district de Kwilu et la ville de Bandundu,

district de la Kwango,

extrême ouest du Kasaï-Occidental ;

le Nord-Ouest de l'Angola :

province de Cabinda,

province de Uige, 

Nord des provinces de Bengo et Cuanza Nord ;

la côte sud du Gabon.

Le  kiswahili (langue vernaculaire), est une langue bantoue, originaire du sud du Kenya puis 



qui s'est métissée à d'autres langues africaines et à l’arabe. Elle joue de nos jours un rôle important comme langue véhiculaire dans toute l’Afrique subsaharienne. Le préfixe ki signifie ici « langue », swahili désigne la côte, le kiswahili est donc la langue de la côte.

 

Historique 

 

L'Afrique de l'est, et plus particulièrement la Tanzanie, fourmillait de langues voisines proches. À partir de 1930, l'administration coloniale, par l'intermédiaire du Comité sur la langue territoriale, a décidé de normaliser une langue à partir du dialecte de Zanzibar, l’un des plus anciens, le kiunguja. Les langues swahili étant des langues traditionnellement utilisées comme langue seconde sur le continent et comme langue première sur la frange côtière et les îles.

 

Au sortir de l'indépendance, pour dépasser les clivages ethniques, Nyerere a choisi cette langue, pour être la langue officielle de Tanzanie. L'unification et la standardisation se poursuit avec l'Institute of Swahili Research de l'University College de Dar-es-Salaam. Le swahili, langue première minoritaire, mais langue seconde assez répandue allait constituer un point important de la politique du pays. L'objectif à terme étant de supplanter la langue coloniale, l'anglais, qui s'imposait déjà au parlement. Cette langue ne favorisant aucune ethnie, fut bien acceptée par la société. À partir de 1965, les campagnes politiques, l'éducation, les séances de tribunaux en première instance, et de nombreux autres secteurs se fond en kiswahili, c'est la "swahilisation" de la société. À partir de 1970 le parlement siège dans cette langue. En 1980, l'enseignement secondaire ne se fait plus qu'en kiswahili. Petit à petit les enfants ne parlent plus la langue de leurs parents, le kiswahili est en train de devenir langue première, la langue nationale. 

Usage 

Le kiswahili est aussi langue nationale au Kenya, en République démocratique du Congo et langue véhiculaire en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, au Mozambique, au Malawi et en Zambie. Il reste compréhensible aux Comores, les langues comoriennes étant des langues très proches.

de nombreux auteurs contemporains écrivent en kiswahili, notamment en Tanzanie et au Kenya. Comme les autres langues swahilis, le kiswahili dispose d’une littérature écrite depuis plusieurs siècles (à l’origine en caractères arabes et s'écrit depuis la fin du XIXe siècle en caractères latins).

 
 Classification 

Le kiswahili une langue agglutinante appartenant au groupe des langues bantoues.

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 Lingala

 

Le lingala est une langue bantoue parlée en République démocratique du Congo, en République du Congo, et dans une moindre mesure en République centrafricaine. On compte plus d’une dizaine de millions de locuteurs (10 millions selon SIL International, 36 562 000 en 2005 selon l'Encyclopédia Britannica), en langue maternelle ou seconde.

 

  Lingala de Kinshasa 

Le lingala de Kinshasa est le dialecte utilisé au quotidien à Kinshasa, souvent utilisé dans les divertissements à la télévision ou à la radio. Cette forme de lingala comporte beaucoup d’emprunts du français et est parfois considérée comme un créole mais ces emprunts peuvent aussi être des alternances codiques faites par des personnes bilingues. Par exemple :

 

— Est-ce que likambo yangó ya sɔ̂lɔ́ tǒ lokúta ?

Est-ce que cette histoire est vrai ou fausse ?

— Oyébi yě bien !

Tu la connais bien !

— En tout cas, nasepélí míngi.

En tout cas, je me réjouis beaucoup.

— Vraiment nǎzokámwa !

Je suis vraiment étonné !

  

 Ordre alphabétique 

L’alphabet lingala est organisé de façons différentes selon les écoles ou les linguistes.

 

Certains utilisent seulement les lettres monogrammes, d'autres reconnaissent pleinement les digrammes et trigrammes en tant que graphèmes à part.

 

Selon les linguistes du CELTA, les digrammes ont chacun un ordre spécifique, par exemple : « mǐso » doit être classé avant « mba » parce que le digramme « mb » suit la lettre « m ». Les lettres « r » et « h » sont utilisées pour les mots empruntés. Les digrammes « mv », « mf » sont très rares.

 

Le lingala académique a 39 lettres, digrammes ou trigrammes.

  

 Valeur des graphèmes  

Les accents indiquent les tons des voyelles auxquels ils s'attachent, l'accent aigu indique un ton haut, l'accent circonflexe indique un ton variant descendant et l’accent antiflexe (circonflexe inversé) indique un ton variant montant

 Tchiluba

 

Le tchiluba (aussi écrit tshiluba selon l'orthographe anglaise, ou ciluba selon l'orthographe standardisée) est une langue parlée dans la partie centrale de la République démocratique du Congo notamment dans les deux Kasaï (occidental et oriental). Les populations qui parlent cette langue sont appelées les Bakua-Kalonji (dont les Bakua-Nga ou Bakwanga), et les Bena-Mpuka, aussi appelés respectivement Bena-Mutu'a Mukuna et les Bena Tshibanda , de la région du Kasaï oriental (chef-lieu Mbuji-Mayi), les Bena luluwa(dont les bena Mutombo et les Bakwa-Katawa), du Kasaï occidental (chef-lieu Kananga), et les Bakwa Luntu ; ces groupes linguistiques forment l'ethnie Luba ou communément « les baluba » ou les Luba-Kasaï parce qu'il y en a aussi dans la province du Katanga. De nombreuses autres ethnie des deux Kasai ont appris le tchiluba au contact des balubas,mais conservent néanmoins leurs langue.

 

Dans ces deux provinces, cette langue comporte quelques différences phonétiques et lexicales. Quelques exemples :

 

les sons p (lèvres rapprochées et non fermées) et - h dans les mots lupemba et luhemba (kaolin), ou encore la localité de Lupatapata / Luhatahata, respectivement au Kasaï occidental et au Kasaï oriental ;

matamba et kaleji (feuilles de manioc) respectivement au Kasaï occidental et au Kasaï oriental. En effet, il vaut mieux désigner les luba-phones du Kasaï occidental sous le terme global de kasaïens, les luluas n'étant pas les seuls à parler cette langue. De même, au Kasaï Oriental, les Bakwanga constitue un sous grand clan inclu dans celui des Bakwa-Kalonji, à côté de celui des Bena Mpuka.

Bakwa, et Bena- signifient "Descendance de ...". Il existe une prononciation classique et une prononciation traditionnelle ou rurale , cette dernière étant propre aux bena-Mutombo et Bakua-Katawa, et les Bakwa-Luntu. Exemple : Mbuji (chèvre) à l'école ou à Mbuji-Mayi, et "mbushi", traditionnel ou rural. "Nzolu"(Poule) ou "Nzolo" et "Nsolu" ; "Nvula" (la pluie) et "Mfula"... ainsi de suite à la manière du portugais et de l'espagnol. Il existe d'autres régionalismes tels que ceux des bakete et des bakwa-mfuyi, qui sont aussi à considérer comme des variantes du tshiluba, car tous ces luba-phones se comprennent toujours malgré les différents accents et les variations phonétiques et sémantiques.

 

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Publié dans VISITEZ LE CONGO

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